VIDÉO - Piétonniser le centre de Paris ? Valérie Pécresse préférerait recouvrir le périphérique

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GRAND PARIS - Invitée politique ce jeudi matin sur LCI, Valérie Pécresse est revenue sur la volonté de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de chasser les voitures du centre de Paris. En opposition à ce projet, la présidente d'Île-de-France a avancé celui de recouvrir le périphérique de la capitale.

"Il y a deux Paris". Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a estimé ce jeudi 15 novembre sur LCI que les annonces faites par un proche d’Anne Hidalgo dans la soirée étaient la preuve que les deux femmes n’ont pas "les mêmes priorités". Plutôt que la piétonnisation, l'élue de droite préconise, notamment pour lutter contre la pollution, de recouvrir le périphérique.


Car la maire de Paris veut interdire les voitures dans le centre de la capitale. L’élue socialiste envisage ainsi de piétonniser quatre arrondissements du cœur historique de la capitale, selon son entourage. Interrogée par Christophe Jakubyszyn sur le sujet, Valérie Pécresse a réagi sur LCI en jugeant qu’Anne Hidalgo "pense à son hyper centre, c'est-à-dire au Paris musée". Et de se mettre en opposition :"Moi je pense au Paris populaire, à celui qui est le long du périphérique."

Si la présidente de la région Île-de-France considère que chasser les voitures du centre de Paris est une mauvaise idée, elle a cependant indiqué avoir un autre projet : celui de recouvrir le périphérique de la capitale. Une idée qui lui viendrait de Roland Castro. Architecte et militant politique de gauche, il a été missionné par le président de la République pour réfléchir au sens à donner au Grand Paris. Dans son rapport, rendu public en septembre, il envisage bien "l’effacement du périphérique" en le recouvrant. Une proposition qui "inspire" Valérie Pécresse. Parce qu'elle considère que "le périphérique est une source de pollution énorme". 


Concernant les sommes astronomiques qu’un tel projet nécessiterait, l'élue Les Républicains répond qu’il y a "beaucoup de richesse en France". Ainsi, elle estime que si des logements ou des bureaux étaient construits sur les terres recouvertes du périphérique, le projet pourrait être rentabilisé. Et de conclure : "En tous cas, c’est une utopie qui peut être réaliste à court ou moyen terme." 

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