VIDÉO - Le Grand Entretien d'Emmanuel Macron : que signifie le mot "croquignolesque" utilisé par le président ?

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DICO - Après la "poudre de perlimpinpin", Emmanuel Macron a employé un adjectif pour le moins singulier lors de son interview sur TF1 dimanche soir. Pour qualifier la polémique sur la baisse des APL, il a ainsi utilisé le mot "croquignolesque". Un terme qu'il avait déjà utilisé à plusieurs reprises ces derniers mois.

Après la "poudre de perlimpinpin" lors du débat d'entre-deux-tours face à Marine Le Pen, une autre expression peu commune est sortie de la bouche d'Emmanuel Macron ce dimanche lors de son interview sur TF1. Au moment d'aborder le dossier du logement en France, le chef de l'Etat s'est fendu du mot "croquignolesque" concernant les hausses simultanées des loyers et de la baisse des APL.


"On doit, dans notre pays, baisser le coût du logement. Or, depuis des décennies, on répond au coût du logement en augmentant les aides. (...) Ce qui est croquignolesque dans le monde où nous vivons, c'est que nous finançons le logement social mais il augmente les loyers et nous finançons de l'autre côté les locataires les plus modestes par les APL. On dépense des deux côtés !" a-t-il ainsi déclaré. 


Mais d'où vient ce terme et que signifie-t-il ? Provenant de Croquignol, un personnage de la bande-dessinée des Pieds Nickelés, le mot "croquignolesque" veut dire ridicule, risible.

A noter que le président de la République avait déjà employé cet adjectif lors des 24 heures du bâtiment, le 6 octobre dernier, à propos du même sujet : "Il y a quand même quelque chose de croquignolesque quand on augmente les loyers d'un côté et les APL de l'autre pour le même secteur, c'est quand même un peu ridicule collectivement ce qu'on a fait" avait alors déclaré le chef de l'Etat.

Plus loin encore, dans une interview au Monde en avril dernier, le terme "croquignolesque" avait déjà fait son apparition dans le vocabulaire d'Emmanuel Macron. Alors candidat, il s'était indigné de l'attitude de François Fillon, qui lui reprochait alors de s'entourer de proches de François Hollande et le surnommait "Emmanuel Hollande". "L'argument employé par la droite est croquignolesque. Ceux qui disent que je suis l'héritier disent aussi que j'ai été un traître, un Brutus. C'est tellement absurde que ça en devient risible."

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