VIDÉO - Le Maire propose aux élus LR qui critiquent la réforme de la SNCF de "rejoindre la France insoumise"

Politique
LR = LFI - Invité de LCI, mercredi 4 avril 2018, le ministre de l'Economie et des Finances a défendu la réforme de la SNCF, tout en se payant le luxe d'égratigner ses anciens camarades des Républicains.

Bruno Le Maire n'a pas le temps pour les critiques de l'opposition de droite, qu'il a quittée en rentrant dans le gouvernement d'Edouard Philippe. Ainsi, alors que de nombreux hiérarques des Républicains reprochent au gouvernement de n'aller pas assez loin dans la remise en cause du statut du cheminot, le ministre de l'Economie et des Finances leur a proposé... de rejoindre la France insoumise.

FI et LR dos à dos

"Les critiques de la droite actuelle ont quelque chose de tout à fait fabuleux. On se demande dans quel monde on est. J'ai un peu envie de dire, quand j'entends les Républicains critiquer la réforme de la SNCF : 'Mais changez de banc ! Allez à la France insoumise, vous serez plus à l'aise, en compagnie de gens qui défendent la même idée que vous, c'est-à-dire : on bouge rien, conservatisme, statu quo'."


Une réponse parmi les favorites de la majorité, qui a l'habitude de critiquer les "conservatismes", qu'ils soient issus des rangs de la droite ou de la gauche. Mais qui oublie que, entre les premiers, qui voudraient la suppression du statut des cheminots pour un contrat de travail unique, et le seconds, qui militent pour la protection du statut, il y a un monde.

"La droite n'avait qu'à le faire avant"

Relancé par Audrey Crespo-Mara à ce sujet, Bruno Le Maire ne se démonte pas, et répond à l'endroit de ses anciens camarades : "Ben dans ce cas-là, il fallait le faire avant. Ça n'a pas été fait". Manière de rappeler qu'en 2010, alors au pouvoir, la droite n'avait pas envisagé de proposer pareille réforme, se contentant d'introduire un service minimum pour les jours de grève.


Pas en première ligne sur ce sujet, Bruno Le Maire la joue toutefois collectif, en reprenant le mantra du gouvernement : "[Pour] le statut, la ligne a toujours été la même. C'est une ligne responsable : ceux qui ont le statut, ils le gardent. Ceux qui sont embauchés [comme le prévoit le projet de loi] dans une nouvelle structure, ils ne l'ont pas. Je pense que c'est juste."

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