VIDÉO - Le photographe visé par une plainte de Macron se défend : "À aucun moment, je n'ai pénétré dans la propriété"

CONTRE-ATTAQUE - Mardi, le président de la République Emmanuel Macron a déposé plainte pour "harcèlement" et "tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe. Interrogé par LCI, celui-ci raconte sa version des faits et dément notamment avoir voulu entrer dans la propriété.

C'est une première. Emmanuel Macron a porté plainte mardi 15 août pour "harcèlement" et "tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photo-reporter. D'après L'Élysée, ce photographe se serait montré pressant. Il aurait suivi le chef de l'État à plusieurs reprises à moto alors que les services de sécurité lui avaient demandé d'arrêter, avant de "s'introduire" dans la propriété privée occupée par le président de la République et la Première dame. 

Je me trouvais devant l'entrée du parc TalabotLe photo-reporter au micro de LCI

Une version que le photographe de presse dément. Joint par LCI, ce dernier nie toute intrusion dans la villa du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, située dans le Parc Talabot, dans la cité phocéenne. "Au moment de mon interpellation, je me trouvais devant l'entrée du parc Talabot, sur la corniche Kennedy, a-t-il affirmé. À aucun moment, je n'ai pénétré dans la propriété de vacances du président de la République." Une information confirmée par une source policière locale à l'AFP, qui a aussi indiqué que l'homme a été relâché après des vérifications d'usage.

Six heures de garde à vue et une fouille poussée

D'après VSD, le photo-reporter a été retenu environ six heures en garde à vue, dimanche dernier dans un commissariat de Marseille. Une garde à vue au cours de laquelle une fouille poussée de son appareil et de son ordinateur a eu lieu. Une version confirmée par le principal intéressé. "Tout ce qui les intéressait, ce n'était pas tant ma déposition. C'était surtout le fait de regarder mon ordinateur professionnel et de voir s'il y avait des photos du président de la République et de son épouse à l'intérieur. Chose évidemment qu'ils n'ont pas vu car il n'y en a pas", a-t-il ajouté. 


Au bout de six heures de garde à vue, l'homme a finalement été invité à "quitter" Marseille. Une tentative d'intimidation qu'il a dénoncée chez nos confrères d'Europe 1. L'Élysée a de son côté démenti toute pression.

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