Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing : contrarié par les crises

Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing : contrarié par  les crises

Valéry Giscard d'Estaing aura passé 2 500 jours à l'Élysée. Energique et ambitieux, il voulait bâtir ce qu'il appelait "une société libérale avancée". Il a modifié l'exercice du pouvoir avant de trébucher et de voir sa popularité s'éroder dangereusement.

Dès le premier jour de son mandat, Valéry Giscard d'Estaing a voulu rompre avec le protocole. "De ce jour, date une ère nouvelle de la politique française", a -t-il déclaré. Il a eu la conviction qu'il faut faire campagne et gouverner au centre pour rassembler. Il faut aussi renforcer l'Europe pour donner à la France son statut. Son amitié avec Helmut Schmidt, signe la naissance du couple franco-allemand et donnera naissance à l'ancêtre de l'euro, le système monétaire européen.

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Mais après la popularité et les réformes emblématiques du début du mandat, l'inflation et le chômage de masse étaient venus, dûs au choc pétrolier. Pour y répondre, le président français a inventé un nouveau type de sommet entre chefs d'Etat, le futur G7. Il y a eu aussi des crises politiques, en ne citant que la mort mystérieuse du ministre du Travail, Robert Boulin, ou l'affaire de diamants de Bokassa, balayé d'un revers de main par un chef de l'Etat devenu impopulaire. La rupture avec les Français était déjà entamée et sera consommée après la défaite face à François Mitterrand en 1981.

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