Les affaires, sa société en Afrique, Mediapart : ce que dit Alexandre Benalla dans sa nouvelle interview

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Benalla, l'affaire sans fin

BUSINESS - Dans un entretien au Nouvel économiste, Alexandre Benalla dévoile ses nouveaux projets en Afrique et revient sur ce qu'il qualifie de "faits divers Benalla", en critiquant vivement Mediapart.

"Je ne pense pas que la marque Benalla soit positive en France, à l'étranger c'est différent." Dans une interview au Nouvel économiste, Alexandre Benalla s'exprime sur ses nouveaux projets en Afrique, tout en revenant sur "l'affaire", qu'il qualifie pour sa part de "fait-divers Benalla". Et l'ex-adjoint au chef de cabinet du président de la République d'évoquer le "temps politico-médiatique", le "temps judiciaire" puis le "temps économique".

Une société de conseil en sécurité en Afrique

Dans cet entretien, Alexandre Benalla détaille d'abord sa nouvelle activité en Afrique, notamment sa nouvelle société, Comya, spécialisée dans le "conseil" et la "sécurité", et dont le but est "de faciliter l'implantation d'entreprises étrangères en Afrique en leur garantissant une information fiable qui épargne les mauvaises surprises et réduit les risques d’échec". Et l'ex chargé de mission affiche ses ambitions, en visant "un chiffre d’affaires de 300 à 500 millions d'euros à un horizon de dix ans".

Des regrets sur le 1er mai 2018

Mais Alexandre Benalla revient également sur les événements du 1er mai 2018, date à laquelle il avait été filmé en train d'arrêter et de frapper des manifestants sur la place de la Contrescarpe, à Paris. "Si c'était à refaire, au vu du tort que cela a causé, je serai resté chez moi le 1er mai", a-t-il notamment affirmé, ajoutant être "fier d'avoir servi Emmanuel Macron" et regrettant "d’avoir à un moment donné pu susciter la suspicion sur quelqu’un qui m’a fait confiance". 


"Mis à part les manipulations de Mediapart, les médias ont fait leur travail en informant les gens de ce qu’ils ont pu percevoir comme étant étrange, bizarre, bancal, voire borderline et illégal, c’est la liberté de la presse. Ensuite il y a eu l’Assemblée nationale et le Sénat, la première s’est arrêtée au fait divers, les sénateurs ayant quant à eux voulu faire de la politique. Après, il y a la justice qui fait son travail en prenant le temps qu’il lui faut, elle dira la réalité des choses", poursuit Alexandre Benalla, plusieurs fois mis en examen et faisant toujours l'objet de plusieurs enquêtes dans les différentes volets de l'affaire.

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Alexandre Benalla, des ors de l'Elysée aux affaires judiciaires

La "marque Benalla" et "l'instrumentalisation" de Mediapart

Concernant ce qu'il appelle le "temps économique", Alexandre Benalla se satisfait du fait que "personne n’a dit que Benalla ne savait pas travailler. C’est même le contraire." Et même d'évoquer ce qu'il considère comme la "marque Benalla" : "Dans un sens opposé, j’observe que la marque Benalla permet à certains de gagner de l’argent, elle a fait vendre beaucoup de papier, une bande dessinée est même en préparation. La marque m’a donné une notoriété qui s’appuie sur la non-mise en cause de mes compétences, avec l’accent mis sur mon jeune âge pour occuper les fonctions que j’ai remplies. Pour le reste, c’est une marque qui bénéficie avant tout aux médias."


Les médias restent la principale cible de l'ex-employé du cabinet du Président. "Quand on sort du Benalla, c’est qu’on n’a plus rien d’autre à vendre. Je ne pense pas que la marque Benalla soit positive en France, à l’étranger c’est différent. En Afrique, l’affaire est prise avec beaucoup plus de distance et on considère que les Français sont devenus fous sur ce sujet, même si tout le monde comprend là bas qu’il y a eu instrumentalisation politique et manipulation médiatique de la part de Mediapart et d’Edwy Plenel qui sont en quelque sorte les “Breitbart et Steve Banon” d’une certaine gauche française."

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