VIDÉO - Les rumeurs sur sa démission ? "Des fantasmes médiatiques" pour Nicolas Hulot, qui "clarifie la situation"

JE RESTE - Après son absence remarquée jeudi à la clôture des Etats généraux de l'alimentation, des rumeurs couraient sur une éventuelle démission du ministre de la Transition écologique et solidaire. "Des fantasmes médiatiques", a écarté Nicolas Hulot vendredi à l'issue d'un entretien avec Edouard Philippe, reconnaissant toutefois qu'il restait "du travail" sur ce dossier.

Nicolas Hulot ne quitte pas le gouvernement, mais il veut se faire entendre. Interrogé vendredi à sa sortie d'une réunion avec Edouard Philippe à Matignon, le ministre de la Transition écologique et solidaire a répondu aux rumeurs sur une éventuelle démission du gouvernement. "Des fantasmes médiatiques", a-t-il écarté, indiquant que ce n'était "pas la conception [qu'il a] du dialogue". "Je clarifie la situation", a-t-il expliqué. 


Pourquoi cette mise au point ? Jeudi, Nicolas Hulot se s'est pas rendu à la clôture des Etats généraux de l'alimentation, qui doivent aboutir à un projet de loi sur les relations commerciales entre distributeurs, transformateurs et agriculteurs. Cette absence remarquée a alimenté l'inquiétude des associations environnementales et mis en lumière les tensions répétées avec son homologue de l'Agriculture, Stéphane Travert. Elle a précisément été l'objet de la réunion de son rendez-vous avec le Premier ministre. 

Une traduction politique "à la hauteur"

Tout en se disant "100% en phase avec Edouard Philippe", Nicolas Hulot a tenu à distinguer "une première phase" des Etats généraux "dans laquelle est intervenue M. Travert", qui "répond aux inquiétudes économiques légitimes du monde agricole", et une deuxième phase "qui préoccupe plus" le ministre de la Transition écologique et qui doit trouver "une traduction politique à la hauteur". 


"Il s'agit d'essayer de répondre à l'aspiration sociétale sur le mode de production alimentaire", a précisé Nicolas Hulot, faisant référence notamment à l'élimination progressive des pesticides (et notamment le dossier chaud du glyphosate qui l'a opposé au ministre de l'Agriculture), dont les modalités doivent être précisées au plus tard à la fin du premier trimestre 2018. "Un travail exceptionnel a été accompli dans les ateliers. Il donne au gouvernement une base de travail qu'il faudra poursuivre. Je ne veux pas dire non plus que rien n'a été fait." Il s'en est à nouveau expliqué un peu plus tard sur Brut. 

Le ministre indique vendredi que c'est parce que ce travail n'a pas été achevé qu'il ne s'est pas rendu, jeudi, à la conclusion des Etats généraux de l'alimentation. Pas de chantage à la démission, donc, mais une manière diplomatique de mettre un coup de pression sur son gouvernement pour faire avancer ces dossiers. 


"Il n'y a pas de psychodrame", a estimé vendredi une source à l'Elysée, jugeant qu'il pouvait exprimer une position "pas identique" mais qu'à la fin, il serait "solidaire de la décision" de l'exécutif. "Jusqu'à preuve du contraire, Nicolas Hulot est à l'aise au sein du gouvernement."

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