Loi "Sécurité globale" : "Je n'accepterais pas le retrait de l'article 24", assure Marine Le Pen

Loi "Sécurité globale" : "Je n'accepterais pas le retrait de l'article 24", assure Marine Le Pen

INTERVIEW - Invitée ce dimanche 6 décembre sur LCI, députée et présidente du Rassemblement national, est longuement revenue sur les manifestations ce samedi, les heurts ayant émaillé dans le cortège parisien et la controverse autour de l'article 24.

Des voitures brûlées, des banques et des agences immobilières vandalisées, des policiers et gendarmes noyés sous une pluie de projectiles : la manifestation parisienne a reproduit un scénario bien connu depuis quelques années des autorités, sans que celles-ci semblent en mesure de l'endiguer, au grand dam des manifestants pacifiques qui voient leurs revendications passer au second plan. "Cela fait cinq ans qu'on n'arrête pas les Black Blocs", déplore la présidente du RN, qu'elle se représente comme des "fils de bourgeois d'extrême gauche qui viennent absolument tout casser sans respect de quoi que ce soit".

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L'épineuse question des violences policières

Or, soutient-elle, "le gouvernement sait qui ils sont, sait de qui ils sont les enfants et où ils habitent et les laisse venir casser" : "Les renseignements français le savent pertinemment, ils connaissent les 300-400 activistes qui viennent à Paris pour agresser la police avec des formes de plus en plus violentes" dit-elle ce dimanche sur LCI. Marine Le Pen soutient que les Black Blocs ne posaient pas de problème au gouvernement lors des manifestations des Gilets Jaunes, au contraire, qu'ils l'"arrangeaient afin de discréditer ce mouvement populaire et dire que les Gilets Jaunes sont des casseurs". Oubliant que de nombreuses condamnations pour violences ont été prononcées contre des Gilets jaunes étrangers aux méthodes "Black blocs", la présidente du RN assure que le mouvement a "rapidement été infiltré par ces groupuscules d'extrême gauche, sans que d'ordre ne soit donné à la police de les arrêter." Sur LCI, samedi 5 décembre, le délégué national CRS Renaud Mazoyer soutenait ainsi : "On ne nous donne pas les ordres pour les arrêter".

Macron, "président du désordre" selon Marine Le Pen

Les nouvelles violences et dégradations au cœur des manifestations contre la loi "Sécurité globale", notamment à Paris, reposent la question des options à la disposition des forces de l'ordre pour empêcher les casseurs de perturber les cortèges. "Les Français en ont soupé des Black Blocs", réitère Marine Le Pen, qualifiant Emmanuel Macron de "président du désordre" : "Tout ceci devient insupportable", s'exclame-t-elle. "Le rôle du président de la République est d'assurer la sécurité de nos compatriotes et il en est totalement incapable" estime-t-elle. Elle regrette que des "législations contre les émeutiers ne soient pas mises en œuvre".

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Concernant le retrait de l'article 24 pour lequel les manifestants protestent, ce serait "accorder une victoire symbolique à la gauche anti-flics" : "Bien sûr que non, je ne l'accepterais pas", dit-elle. "Il aurait pu être rédigé de façon plus efficace mais le but que cet article poursuit est positif et les critiques" formulées à son endroit "sont de mauvaise foi", poursuit-elle. "Jamais cet article n'a empêché de filmer qui que ce soit [...]. Jamais rien dans ce texte ne permet à un policier d'empêcher qui que ce soit de filmer qui que ce soit  [...]. Cet article 24 a été instrumentalisé", soutient-elle, déplorant "la quasi-totalité des médias se soit réfugié derrière les groupuscules d'extrême gauche". 

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