VIDÉO - Macron annonce la fin de l'état d'urgence... et de nouvelles mesures antiterroristes

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ANNONCE - Après deux ans d'état d'urgence, la France devrait en sortir d'ici l'automne prochain, a annoncé Emmanuel Macron devant le Congrès réunis à Versailles.

Dans son long discours devant le Congrès, Emmanuel Macron a évoqué une des mesures que beaucoup de Français ont de plus en plus de mal à comprendre et à soutenir, l’état d’urgence. Mis en place par François Hollande au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, ce dispositif d'exception a depuis été renouvelé à cinq reprises, alors que le Conseil d'Etat a expliqué, depuis sa première prorogation, qu'il "ne saurait être prolongé indéfiniment".

Une fin de l’état d’urgence d’ici la fin de l’année

Lors de son discours, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de mettre fin à l’état d’urgence permanent d'ici l'automne. "Je rétablirai les libertés des Français en levant l’état d’urgence à l’automne, parce que ces libertés sont la condition de l’existence d’une démocratie forte", a annoncé le président de la République.


Selon le Président, reculer à nouveau la sortie de l'état d'urgence consisterait ni plus ni moins à "apporter à nos adversaires une confirmation que nous devons leur refuser". Il va plus loin en disant : "Donner à l'administration des pouvoirs illimités sur la vie des personnes, sans aucune discrimination, n’a aucun sens, ni en termes de principes ni en termes d’efficacité."

Un renforcement des dispositions

Sans entrer dans le détail, Emmanuel Macron a affirmé la nécessité que le Parlement introduise des "dispositions nouvelles qui nous renforceront encore dans notre lutte". Le Président souhaite que ces mesures "visent explicitement les terroristes à l’exclusion de tous les autres Français." Ses "mesures renforcées" seront placées sous la surveillance du juge judiciaire, a annoncé le Président. Une précision bienvenue, alors que l'exécutif avait été régulièrement interpellé sur les risques inhérents au maintien de l'état d'urgence et dans sa volonté d'inscrire l'état d'urgence dans le droit commun. La question reste toutefois en suspens, en attendant les contours de la loi évoquée par Emmanuel Macron.

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