VIDÉO - Macron devant le Congrès : qui ira, qui n'ira pas

Politique
CONGRÈS - Emmanuel Macron prononcera lundi un discours devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, mais tous les élus ne seront pas présents.

Emmanuel Macron s'exprima lundi devant les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles. Mais tous les parlementaires ne seront pas présents pour écouter le président prononcer le discours censé donner le cap de sa deuxième année de quinquennat. Les députés de la France insoumise, ainsi que plusieurs députés des Républicains, ont déjà annoncé qu'ils boycotteront l'événement, dénonçant notamment une dérive monarchiste ou un coût trop élevé pour son organisation.


Lors du premier discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès, en 2017, 55 parlementaires sur 925 étaient absents. Cette année, ils devraient être moins nombreux à sécher le discours présidentiel, les élus communistes ayant choisi d'y assister. Du côté des Républicains, les chefs de file des députés, Christian Jacob, et des sénateurs, Gérard Larcher, seront présents, mais ont exprimé des réserves. Le premier évoque la "condescendance" et la "suffisance" du président, le second "espère qu'il va parler de la pauvreté".


Leurs collègues députés LR Fabien di Filippo (Moselle), Pierre Cordier (Ardennes) et Julien Dive (Aisne), ont annoncé qu'ils ne viendront pas. Le premier a notamment dénoncé une "opération de communication politique à 500.000 euros", même si le coût du Congrès serait de 286.000 euros, selon Le Parisien.

#MacronMonarc : Mélenchon appelle à "une manifestation en ligne"

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VIDÉO - Macron devant les parlementaires : un congrès au coût critiqué

La France insoumise, pour sa part, a décidé de boycotter en bloc le Congrès. Pour leur chef de file Jean-Luc Mélenchon, "nous sommes  en train de passer du président des riches au roi des riches". Ce dernier, qui refuse donc de "venir admirer sa splendeur Macron", a appelé à une "manif en ligne" lundi, avant et pendant le Congrès, notamment à l'aide du mot-dièse #MacronMonarc.


À gauche, le député Régis Juanico, proche de Benoît Hamon, a aussi annoncé son boycott. " On ne convoque pas le Congrès par convenance personnelle (...). Nous devons résister face à ce qui s'apparente à une tentative de confiscation démocratique des institutions", estime-t-il. Plusieurs élus socialistes devraient aussi être absents, invoquant cette fois des raisons personnelles et non politiques.

À l'extrême-droite, Marine Le Pen, la présidente du RN (ex-FN) se rendra à Versailles "même si on sait que ça va être probablement un long plaidoyer pour l'Europe fédérale, pour l'intégration européenne, (...) pour le libre-échange absolu. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, sera également présent.


En amont du Congrès, même des parlementaires de la République en Marche se faisaient plus critiques. Comme Frédéric Barbier, député du Doubs, qui a appelé samedi dans Le Monde à un "rééquilibrage de la politique menée depuis 1 an en faveur d'une politique sociale plus affirmée". Emmanuel Macron semble pour sa part plus décidé à garder le cap et de mettre en avant ses prochaines réformes sociales.

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