Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement, deux hommes en garde à vue

Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement, deux hommes en garde à vue

INCIDENT - Un individu a giflé Emmanuel Macron lors d'une visite à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, mardi en milieu de journée. Deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue. Le chef de l'Etat a dénoncé des faits d'individus "ultraviolents".

Emmanuel Macron giflé lors d'un bain de foule à Tain-l'Hermitage (Drôme). Un individu s'en est pris au président de la République, mardi en milieu de journée, à l'occasion d'un déplacement présidentiel dans la région. 

L'homme, qui a crié "Montjoie, Saint-Denis, à bas la Macronie" avant de commettre son geste, a immédiatement été plaqué au sol par le service de sécurité du président de la République. 

"Le déplacement a repris son cours. C'est fugace, le bain de foule a repris dans la foulée. Cela ne change rien au programme", a assuré l'entourage du chef de l'État auprès de LCI. Emmanuel Macron venait de visiter le lycée hôtelier de Tain-l'Hermitage. Il a effectivement poursuivi ses déambulations dans les rues de Valence au contact des habitants, mardi après-midi. 

Dans une interview au Dauphiné, Emmanuel Macron a dénoncé en fin de journée des faits "isolés" d'"individus ultraviolents". "Tout va bien. Il faut relativiser cet incident", réagit le chef de l'Etat, ajoutant : "Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste". "Rien ne m'arrêtera", assure-t-il.

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Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

Selon la préfecture de la Drôme, deux personnes ont été interpellées. Elles ont été placées en garde à vue à Valence pour "violence volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique", a précisé le ministère de l'Intérieur à LCI. Selon nos informations, les deux interpellés, âgés de 28 ans, habitent dans la Drôme. Le premier est l'auteur de la gifle, le second son accompagnateur. Il seraient inconnus des services de police. 

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Emmanuel Macron giflé par un homme lors d'un déplacement à Tain l'Hermitage

"La vie démocratique a besoin de calme"

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait précisément évoqué la montée de la violence dans la société. Interrogé à propos des polémiques autour de Jean-Luc Mélenchon, accusé de complotisme et des menaces reçues par le leader Insoumis, le chef de l'État avait lancé un appel au calme. 

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"Je ne ferai aucun commentaire politique. Je pense simplement que la vie démocratique a besoin de calme et de respect, de la part de tout le monde, des responsables politiques comme des concitoyens", avait-il insisté. "Dans les démocraties, les oppositions peuvent s'exprimer librement. Dans la rue, dans la presse, à la télé. Et elles s'expriment à échéance régulière dans les urnes. La contrepartie, c'est la fin de la violence et de la haine. Si la haine et la violence reviennent, elles fragilisent une seule chose, la démocratie."

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L'opposition apporte son soutien

Dans les minutes qui ont suivi, c'est d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon qui a été parmi les premiers à réagir. "Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l'acte ? Je suis solidaire du Président", a-t-il déclaré sur Twitter. 

"Il est inadmissible de s'attaquer à des responsables politiques, mais plus encore au président de la République", a réagi Marine Le Pen auprès de LCI. "Je suis la première opposante à Emmanuel Macron, mais il est le président de la République. À ce titre, on peut le combattre politiquement, mais on ne peut pas se permettre d'avoir, à son égard, le moindre geste."

"Je condamne avec la plus grande fermeté le geste inacceptable dont a été victime ⁦‪Emmanuel Macron", a tweeté pour sa part le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand‬⁩. "Aucun désaccord politique ne justifiera jamais la violence. Le respect des institutions de la République et de ses représentants est un principe cardinal de notre vie démocratique."

"La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l'agression physique", a déclaré le Premier ministre, Jean Castex, à l'Assemblée nationale. "J'en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie."

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