VIDÉO - Macron ne regrette "absolument pas" l’emploi du terme "fainéants"

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POLÉMIQUE – Après l’emploi du mot "fainéants" vendredi dans l’un de ses discours, Emmanuel Macron persiste et signe. En déplacement ce lundi à Toulouse, il revendique ce langage de vérité tout en soulignant que "les gens ont tort de vouloir déformer (ses propos) pour créer de fausses polémiques".

Il ne regrette rien, bien au contraire ! Emmanuel Macron, en déplacement lundi 11 septemnre à Toulouse pour évoquer la future réforme du logement, est revenu sur la polémique née vendredi dernier après l’emploi du terme "fainéants" dans son discours à Athènes. Malgré les critiques entendues tout le week-end, regrette l’emploi de ce mot ?  "Absolument pas", a répondu le chef de l’Etat à la question d’un journaliste de Quotidien.


Invité à préciser qui étaient visés derrière ce terme, il a tout d’abord assuré que son propos était "clair" et qu’il suffisait "d’écouter (s)on discours". Mais prié de l’expliciter, il a déclaré qu’il s’adressait à "toutes celles et ceux qui ont dit, 15 ans plus tôt, qu'en Europe ou en France, on pouvait ne pas bouger et qui, 15 ans plus tard, se réveille avec le Brexit, la Pologne qui nous tourne le dos, une crise européenne et des difficultés françaises". 

"On ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité"

Visiblement inspiré, il poursuit en affirmant que "celles et ceux qui pensent que nous pouvons ne rien faire, que nous avons ce luxe, que nous pouvons rester assis, se trompent profondément ; celles et ceux qui, avec cynisme, pensent qui vaut mieux construire son avenir ailleurs se trompent et que celles et ceux qui sont aux extrêmes et qui veulent diviser le pays, se trompent".


Feignant de comprendre l’émoi suscité par ce terme, il assure n’avoir "jamais été dans l'invective", tout en soulignant que "les gens ont tort de vouloir déformer pour créer de fausses polémiques". Plus encore, il revendique ce langage car "on ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité", conclut-il. 

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