VIDÉO - Malgré sa discrétion médiatique, Marine Le Pen n'a "pas du tout" l'intention d'arrêter la politique

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FRONT NATIONAL - Invitée sur TF1 mercredi soir, la présidente du FN a assuré qu'elle n'arrêtait pas la politique. Et ce, malgré une discrétion dans les médias ou à l'Assemblée qui suscite beaucoup d'interrogations jusque dans son camp.

Marine Le Pen l'a assuré ce mercredi soir au JT de 20h sur TF1 : "Tant que mon pays aura besoin de moi, je serai là". Il n'empêche, sa discrétion dans les médias ou à l'Assemblée suscite beaucoup d'interrogations. Et ce, jusque dans son camp. Une discrétion qui peut s'expliquer par la période compliquée qui a suivi la présidentielle. Départ de son ancien bras droit Florian Philippot, défection d'un député, critiques d'élus proches, mise en examen de son parti pour emplois fictifs au Parlement européen… Marine Le Pen encaisse les coups. "Elle a pu être déçue" après la présidentielle mais "je ne la sens pas du tout déprimée", affirme Sébastien Chenu, porte-parole du FN. 

"Elle a l'air fatiguée"

Ce n'est pas l'avis de ses collègues dans l'hémicycle. A l'Assemblée, "on ne voit pas beaucoup" la députée du Pas-de-Calais, "elle a l'air fatiguée", confiait il y a quelques semaines un député LR de la jeune garde. Peu présente à la commission des Affaires étrangères, elle s'est même trompée lundi d'amendement, avouant s'être "perdue dans ses documents". "Elle est là pour porter une voix, elle n'est pas là pour ergoter", note M. Chenu, estimant que la frontiste a engrangé un nombre record de voix pour le FN à la présidentielle et qu'elle ne va donc pas livrer des batailles d'amendements.


"Ce n'est pas la première fois qu'on n'entend plus le Front national", déjà très absent après la scission des partisans de Bruno Mégret en 1998, a estimé à l'AFP le sociologue Sylvain Crépon. Reste à savoir si la discrétion de Marine Le Pen "est une stratégie, un coup de déprime ou si elle va rebondir". La nouveauté, c'est que "la question du leadership est aujourd'hui posée dans son entourage", selon ce spécialiste du FN : "Marine Le Pen était l'atout majeur du FN et certains commencent à se demander en interne si ce n'est pas le principal problème". "On a un leader dont l'image est écornée", admet un autre cadre frontiste.

Pourtant Marine Le Pen, invitée du journal télévisé de TF1, a assuré qu'elle n'avait "pas du tout" l'intention d'arrêter la politique. "Tant que mon pays aura besoin de moi, je serai là", a-t-elle ajouté, dénonçant un "grand déclassement" de la France, conséquence des politiques menées par M. Macron et, avant lui, la droite et la gauche pendant 20 ans. Dans une enquête Ifop/JDD réalisée en octobre simulant une nouvelle élection présidentielle, 21,5% des Français votaient encore pour Mme Le Pen, comme au premier tour de mai.

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