Manque d’assesseurs pour les régionales : Besançon a trouvé la parade

Manque d’assesseurs pour les régionales : Besançon a trouvé la parade

ASTUCE JURIDIQUE - Certaines villes peinent à recruter des assesseurs pour les élections départementales et régionales. À Besançon (Doubs), la mairie a trouvé une solution pour pouvoir rémunérer des étudiants.

Les départementales et régionales auront lieu les 20 et 27 juin prochains. Un double-scrutin source d'un sérieux casse-tête pour les collectivités. Contrainte principale : trouver des assesseurs acceptant d'observer et contrôler le bon déroulement des élections. Besançon, dans le Doubs, est l'une de ces villes à la peine pour en recruter dans ses 68 bureaux de vote : même hors période de pandémie, c'est déjà difficile à chaque élection.

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Et cette année, la crise sanitaire complique encore plus les choses. La Ville a estimé ses besoins à 400 assesseurs pour que les élections se déroulent dans de bonnes conditions. Mais avec le report du scrutin et les mesures sanitaires contraignantes, trouver des bénévoles est devenu un vrai casse-tête. Franck Desgeorges, chargé de l'organisation du vote à la Ville, explique ces difficultés par "la proximité de la fin juin et le début des vacances" dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "Habituellement, poursuit-il, les gens sont là, mais malheureusement ils seront partis, et avec un double-scrutin, donc le double de personnes à trouver. Cette fois-ci, on allait être en très grande difficulté à trouver, d’où l’anticipation qu’on a pu faire"

175 euros brut par dimanche

Alors, pour pallier le manque d’assesseurs, la Ville a décidé de recruter 220 étudiants via des CDD d’agents municipaux de deux jours. Ils toucheront ainsi 175 euros brut par dimanche. Une aide précieuse que Justine et Edwige ont tout de suite saisie. "On a besoin d’argent. Pour les études, après moi je vais changer de ville donc ça peut toujours servir". "C’est compliqué maintenant en période de Covid de trouver un job", témoignet-elles auprès de TF1.

Besançon a ainsi trouvé la parade car en temps normal, les collectivités n’ont pas le droit de rémunérer leurs assesseurs. En revanche, elles peuvent recourir à leurs agents municipaux les jours de scrutin. La maire de Besançon s’est appuyée sur cette jurisprudence mise en place par d’autres villes. "Nous les avons intégrés comme agents sur une mission bien particulière, celle du travail fait pour les bureaux de vote, et donc ce sont des vacations qui permettent la rémunération", explique-t-elle. 

Cependant, si les étudiants sont rémunérés, ce n’est pas le cas des autres assesseurs. Ce qui divise les habitants. "Je pense que c’est une bonne idée, ça fait participer les étudiants à la vie active", affirme une jeune femme. "Ce n’est pas très égal de faire qu’il y en ait qui soient payés et d’autres bénévoles. Il faudrait que ce soit pareil pour tout le monde", conteste une autre. "Moi je ne trouve pas ça inégalitaire, ce sont des jeunes, ils ont besoin d’argent, ils rendent un service à la communauté", poursuit un homme rencontré dans les rues de la ville. 

Grâce à ces embauches, Besançon comptera assez d’hommes et de femmes dans ses bureaux de vote et aidera ses étudiants mis en difficulté par cette crise sanitaire sans précédent. Une fois recrutés, ils bénéficieront également d’une attestation de priorité à la vaccination, une idée de l’État pour aider les maires à trouver plus facilement des volontaires.  

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À Cesson-Sévigné aussi, le maire a expliqué à Ouest-France que s’il ne trouvait pas d’assesseurs, il proposerait à des étudiants en difficulté de le devenir, contre rémunération. 

À Rouen, la Ville a décidé de récompenser ses 450 volontaires par une récompense. Il s’agit "d’un cadeau symbolique, par exemple sous la forme d’un bon d’achat chez un commerçant local, d’une place de cinéma d’arts et d’essai de Rouen, ou pour un match sportif", précise le maire, Nicolas Mayer-Rossignol, dans un autre reportage de TF1 que vous pouvez retrouver ici. 

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