VIDÉO - Marine Le Pen soutient des forces de l'ordre "lâchées par leur hiérarchie politique"

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Politique

VISITE DE SOUTIEN - La présidente du Rassemblement national a rendu visite à des policiers dans un commissariat de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) ce vendredi. Elle estime que ces derniers sont "aujourd'hui lâchés par leur hiérarchie politique dans des conditions inadmissibles".

Marine Le Pen s'affiche comme le principal soutien des forces de l'ordre. Ce vendredi 12 juin, la présidente du Rassemblement national s'est rendue dans un commissariat de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). "Je suis venue apporter mon soutien à nos forces de l’ordre qui sont aujourd'hui lâchées par leur hiérarchie politique dans des conditions inadmissibles quand on connaît la souffrance de la profession et le caractère essentiel de leur travail", a-t-elle déclaré à la sortie.

Selon elle, il est urgent de "réarmer matériellement, moralement et juridiquement" la police, qui doit "pouvoir travailler dans les meilleures conditions pour la sécurité de tous". "Aujourd'hui on met en place une présomption de culpabilité à leur égard", a-t-elle ajouté, visant directement le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui a annoncé en début de semaine la "suspension systématique des auteurs de propos racistes" chez les forces de l'ordre. Marine Le Pen a jugé "inadmissible et surtout terriblement dangereux, car les voyous dans notre pays vont entendre ça", la batterie de mesures prises par le gouvernement, comme la fin de la méthode d'étrangement pour les interpellations.

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Christophe Castaner "n'est pas à sa place"

"Si l’objectif de notre ministre de l’Intérieur, c’était d’aggraver la situation sécuritaire dans notre pays, je pense qu’il prend la bonne voie", a-t-elle ajouté, demandant une nouvelle fois sa démission. "Il est évident qu’il n’est pas à sa place, il n’a jamais été à sa place en réalité."

Interrogée sur les violences policières, Marine Le Pen a estimé que ce n'était pas un "problème structurel" au sein de l'institution. "Il n’y a pas de problème de violences policières, il y a des défaillances personnelles."

Enfin, à propos de la vidéo publiée par sa nièce Marion Maréchal mercredi sur Facebook, dans laquelle elle déclare qu'elle n'a "pas à s'excuser en tant que blanche et en tant que Française" pour la mort d'un "Afro-Américain", George Floyd, et d'un "délinquant", Adama Traoré, Marine Le Pen a répondu : "On ne doit pas tomber dans le piège des racialistes et indigénistes. On ne doit pas se positionner sur un plan racial. Nous avons une Constitution, une histoire, une tradition, qui fait que les considérations communautariste ou raciales sont étrangères à notre pays. Il faut tenir bon sur ce sujet, et lutter contre ceux qui veulent importer sur notre territoire des conflits raciaux."

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