VIDÉO - Marine Le Pen sur LCI : "Si on ne sait pas nommer la barbarie, on ne sait pas la combattre"

VIDÉO - Marine Le Pen sur LCI : "Si on ne sait pas nommer la barbarie, on ne sait pas la combattre"
Politique

POLITIQUE - Invitée d'En Toute Franchise sur LCI, dimanche 13 septembre, Marine Le Pen est notamment revenue sur l'insécurité, son sujet de prédilection, parlant non plus d'"ensauvagement" de la société, terme qu'elle laisse au gouvernement, mais de "barbarie".

Elle parle désormais de "barbarie". Lors de son discours de rentrée dimanche 6 septembre à Fréjus, la présidente du Rassemblement national a demandé à l'Etat de prendre ses responsabilités, déplorant qu'une "véritable barbarie s'installe". Marine Le Pen semble laisser de côté le mot controversé "ensauvagement" à Gérald Darmanin, terme qu'elle utilisait par le passé, à l'instar de la droite dure et l'extrême droite.

De quoi lui demander, dimanche 13 septembre, ce qu'elle entend clairement derrière le mot "barbarie" : "Le barbare, c'est celui qui ne se soumet pas aux valeurs de civilisation : le respect de la vie, l'individualisation des rapports humains contrairement au fonctionnement par clan, l'égalité homme-femme...", explique-t-elle sur LCI, assumant le fait d'aller plus loin avec ce terme qu'avec le mot "ensauvagement", quand bien même ce phénomène recouvrirait une réalité que les statistiques n'attestent pas.

"Les Français doivent comprendre que nous sommes dans cette problématique-là", poursuit-elle. "L'ensauvagement est un état de faits, une analyse de la gravité des faits. La barbarie est un refus de respecter les règles de notre civilisation. Tout le monde s'inquiète de ce manque de respect de la vie et de l'intégrité physique. Ce sont des comportements barbares. On les voit sur les vidéos sur les réseaux sociaux : on n'est pas contents, on saute à pieds joints sur la tête de quelqu'un. Cela n'est pas seulement de l'ensauvagement. Si on ne sait pas nommer la barbarie, on ne sait pas la combattre".

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Avec le terme "ensauvagement", le gouvernement, qui se dispute sur ce terme, chasse-t-il sur les terres du RN ? "Que le président de la République évoque un sujet dont tous les Français souffrent, on est sensé lui décerner une médaille pour ça ? " riposte Marine Le Pen. "Il n'est pas commentateur, il est président de la République. Il doit prendre des décisions. Ça fait maintenant 3 ans qu'il n'a toujours pas conçu de programme contre l'insécurité et la criminalité et elle explose en grande partie du fait de l'incapacité du gouvernement et même de décisions comme libérer 10.000 délinquants et criminels au bénéfice du Covid" dit-elle, ajoutant qu'il faut "changer de paradigme pour que les peines de prison soient sûres et exécutées".

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La France est malade de son insécurité”, avait estimé, sur le même thème, dans une interview au Parisien parue le dimanche 6 septembre le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, promettant de communiquer chaque mois les chiffres de la sécurité au quotidien, thème récurrent du débat politique depuis l’été. Une réelle volonté de transparence ou une promesse en l'air ? Marine Le Pen ne voit "que de la com' dans ce qu'annoncent le ministre de la Justice ou de l'Intérieur". "Et la com', ça n'a jamais réglé un problème d'insécurité". 

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