Allocation scolaire et "écrans plats" : Macron soutient Blanquer après ses propos polémiques

Allocation scolaire et "écrans plats" : Macron soutient Blanquer après ses propos polémiques

MISE AU POINT - Depuis Marseille, Emmanuel Macron s'est déclaré ce jeudi contre la "stigmatisation" des familles dans l'utilisation de l'allocation scolaire, tout en allant de le sens de son ministre de l'Éducation après la polémique créée par celui-ci sur l'achat d'"écrans plats".

Emmanuel Macron apporte sa contribution à la polémique sur l'achat "d'écrans plats", en soutenant son ministre. Quatre jours après les propos du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer sur l'utilisation de l'allocation scolaire, le chef de l'Etat s'est déclaré jeudi contre la "stigmatisation" des familles. 

"Nous serions aveugles ou naïfs de penser que la totalité de ce que chaque ménage touche en allocation de rentrée scolaire est reversé pour acheter des fournitures ou les livres des enfants", a tout d'abord estimé le chef de l'État après avoir visité une école dans un quartier populaire de Marseille. Le président de la République était interrogé sur des propos de Jean-Michel Blanquer, vivement commentés cette semaine.

Interrogé sur France 3 dimanche 29 septembre sur la proposition d'une députée du MoDem, Perrine Goulet, de verser l'allocation de rentrée scolaire (ARS) sous la forme de bon d'achat, Jean-Michel Blanquer avait estimé qu'il s'agissait d'une "idée intéressante", méritant "d'être étudiée". Avant d'ajouter, non sans s'attirer de vives critiques : "On sait bien, si on regarde les choses en face, que parfois il y a des achats d'écrans plats plus importants au mois de septembre qu'à d'autres moments".

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"Il ne faut avoir aucune stigmatisation"

Sans évoquer spécifiquement cette déclaration, qui a été dénoncée par des politiques et des syndicalistes, Emmanuel Macron a souligné qu'"on construit bien les choses quand on se base sur un constat lucide et véridique". Mais "il ne faut pas qu'on rentre dans un système de contrôle social où il y aurait une forme de défiance qui s'instaure à l'égard des familles", a-t-il ajouté. Avant de conclure : "Il ne faut avoir aucune stigmatisation" mais il est important que "les parlementaires vérifient que l'argent des contribuables va bien au bon endroit, je pense que c'est de salubrité publique".

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L'allocation de rentrée scolaire, qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures, a été versée en août à 3 millions de familles. Attribuée sous conditions de ressources, l'ARS s'élève cette année à 370,31 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, 390,74 euros pour les enfants de 11 à 14 ans, et 404,28 euros pour les adolescents de 15 à 18 ans.

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