VIDÉO - Mélenchon à la convention de la France insoumise : "Macron a repris les techniques de Sarkozy"

Politique
En clôture de la Convention nationale de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon s'est attardé quelques minutes au micro de journalistes, livrant sa conviction qu'Emmanuel Macron avait "fini de manger son pain blanc".

Non, Jean-Luc Mélenchon n'avait pas le blues quand il a reconnu qu'Emmanuel Macron "avait le point", depuis un voyage en Grèce, fin octobre. Plus que jamais, le fondateur et député de la France insoumise est convaincu du chemin qu'il a fait prendre à son mouvement. Se voyant en "relai d'un idéal politique de la ruine du PS jusqu'à cet idéal politique que vous avez devant les yeux [la France insoumise, ndlr]", il a dressé, en clôture de la Convention nationale de la France insoumise, dimanche 26 novembre à Clermont-Ferrand, un constat fort sombre de l'état des autres forces de la gauche. "Le militantisme a reculé, les implantantations syndicales sont difficiles et l'ancienne gauche est dans un état pas racontable."

C'est contre cette "ancienne gauche" qu'il a les mots les plus durs. Une "ancienne gauche" reconnaissable sous le nom "Nouvelle gauche" à l'Assemblée, et qui a du essuyer vendredi 24 novembre la défection d'Olivier Dussopt, député prometteur passé au gouvernement. Une gourmandise que ne boude pas l'élu marseillais : "Dussopt, ne le sous-estimez pas, c'est une déflagration. Il fait partie de ces gens qui se sont abstenus sur le gouvernement, mais il a voté contre la loi de finances, contre la loi sur la sécurité sociale. Rendez-vous compte, ça veut dire que quand on parle à l'un d'entre eux, on ne sais pas qui c'est." Manière, pour celui qui, en dépit d'une baisse notable dans les sondages d'opinion, est toujours jugé opposant numéro 1 à Macron, de dire que le PS est "une formation politique de gens qui ne vous disent pas ce qu'ils sont vraiment." Pas vraiment de gauche, en tout cas.

"Le temps joue pour nous"

Avec cette gauche-là, en tout cas, Jean-Luc Mélenchon voit la France insoumise plus que jamais seule face à Emmanuel Macron. Un Président dont il estime qu'aucune des actions "n'imprime". "Tout est dans l'instant, dans le superficiel. Et pour ceux qui regardent, il y a le moment où on s'aperçoit que c'est un décor", fait-il valoir, dans ce qui n'est pas sans rappeler le reproche fait au Président par certaines associations féministes la veille, qui lui reprochent d'avoir préféré la symbolique à la hausse des budgets dans son plan d'action contre les violences faites aux femmes.

Et puisque rien "n'imprime", juge l'insoumis en chef, "le temps joue pour nous [...] Je sens bien le terrain, je ne m'arrête pas à l'apparence. Macron n'a pas de base sociale pour sa politique. C'est maintenant que les gens vont être confrontés aux conséquences de sa politique, qu'ils vont voir les services publics se fermer." Après avoir vu les manifestations contre les premières réformes du quinquennat échouer à freiner le gouvernement, Jean-Luc Mélenchon en est sûr : "La galère, pour lui, elle commence maintenant. Et pour moi, elle finit maintenant." Il faudra attendre les prochains scrutins pour savoir s'il a raison.

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

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