VIDÉO - L'hommage de l'Assemblée nationale et du Sénat aux treize militaires français tués au Mali

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Collision d’hélicoptères au Mali : treize militaires français tués

LA NATION EN DEUIL - Après un discours prononcé par son président, Gérard Larcher, le Sénat a respecté une minute de silence ce mardi en mémoire des treize soldats tués la veille au Mali, parmi lesquels figurait le fils du sénateur du Haut-Rhin, Jean-Marie Bockel. Un hommage semblable a ensuite été rendu à l'Assemblée nationale.

L'émotion et la tristesse de la nation. Au lendemain de la mort de treize soldats français dans la collision de deux hélicoptères au Mali, le Sénat a rendu hommage aux militaires ce mardi en début d’après-midi. Un hommage forcément particulier, le fils du sénateur du Haut-Rhin, Jean-Marie Bockel, faisant partie des victimes. 

"C’est avec une extrême tristesse et une très vive émotion que nous avons appris la disparition de treize militaires français, survenue au Mali la nuit dernière, dans une collision d’hélicoptères au cours d’une action de combat, dans le cadre de l’opération Barkhane", a déclaré Gérard Larcher, le président de la chambre haute. 

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"Au nom du Sénat tout entier, je veux saluer le courage et l’abnégation de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers et un caporal-chef tombés en opération et morts pour la France dans l’essentiel combat contre le terrorisme djihadiste au Sahel." 

"Cette nouvelle épreuve est l’une des plus dures"

"Je veux, en votre nom à tous, assurer leurs familles de notre profonde compassion et leur présenter nos condoléances les plus attristées", a poursuivi Gérard Larcher. "Permettez-moi d’avoir une pensée toute particulière pour la famille de notre collègue (Jean-Marie Bockel, ndlr), dont le fils, jeune lieutenant, figure parmi les disparus. J’ai échangé avec lui", a-t-il assuré.  

"Cette nouvelle épreuve est l’une des plus dures qu’ait eu à connaître notre armée depuis le terrible attentat du Drakkar, au Liban. C’était en 1983, 58 parachutistes. D’autres noms vont ainsi, hélas, s’ajouter aux 549 noms de militaires morts pour la France inscrits sur le haut-lieu de mémoire nationale inauguré le 11 novembre dernier en l’honneur de ceux qui ont donné leur vie en opérations extérieures."

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"Je suis certain qu’au moment où nous allons partager ce moment de recueillement, nous aurons une pensée pour ces treize militaires, pour leurs familles, et plus particulièrement pour une famille chère à notre cœur, que nous croisons au quotidien dans notre assemblée", a conclu Gérard Larcher avant que l’hémicycle n’observe une minute de silence. 

Une mission "indispensable" selon Edouard Philippe

Dans la foulée, c'est sur les bancs de l'Assemblée nationale que pareil hommage a été rendu aux treize victimes. "Notre pays est en deuil", a souligné son président, Richard Ferrand avant, là encore, le respect d'une minute de silence.

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Militaires français tués au Mali : la minute de silence à l'Assemblée nationale

Une minute de silence à l'issue de laquelle le Premier ministre, Edouard Philippe, a répondu aux questions des députés, affirmant notamment que l'action militaire de la France au Sahel était "indispensable". Et de faire valoir : "Sans une présence militaire, sans une capacité à confronter l'ennemi, sans une capacité à déstabiliser ses routes, ses caches d'armes, ses regroupements, nous ne pouvons pas garantir le travail par ailleurs indispensable de stabilisation politique et de développement économique".

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