VIDEO - Mort de Rémi Fraisse : Duflot se voit refuser une minute de silence

Politique
POLITIQUE - L'ex-ministre écologiste souhaitait profiter d'une question au gouvernement pour imposer une minute de silence dans l’hémicycle de l'Assemblée nationale en hommage au jeune opposant au barrage de Sivens.

La mort, la semaine dernière, du jeune militant écologiste Rémi Fraisse sur le site du projet de barrage contesté de Sivens continue de mobiliser les responsables politiques. Mardi, à l'occasion des question au gouvernement, la députée EELV Cécile Duflot a souhaité imposer une minute de silence dans l’hémicycle du palais Bourbon en hommage au jeune homme tué par une grenade offensive de la gendarmerie.

"Je suis persuadée qu'ici, tous les membres de cette assemblée, déplorent la mort injuste de Rémi Fraisse", a entamé l'ex-ministre au début d'une question posée à Ségolène Royal. Et Cécile Duflot de poursuivre : "Le groupe écologiste souhaite consacrer une minute de cette question à une minute de silence pour dire à quel point nous sommes touchés par la mort de ce jeune manifestant qui ne faisait que défendre la nature".

"Nous devons tenir le débat à un haut niveau"

Une demande jugée irrecevable par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. "Madame Duflot, il est de tradition dans notre hémicycle de saluer par une minute de silence les décès survenus parmi nos forces armées ou nos otages. Donc je vous demande de poursuivre votre question", a répliqué le socialiste sous les applaudissements de sa famille politique.

Un refus qui n'a pas empêché les parlementaires écologistes de se lever et de maintenir leur hommage. "Chacun a compris votre émotion mais maintenant il faut poursuivre votre question. Je vais devoir vous retirer la parole madame Duflot", a dû insister Claude Bartolone. L'ex-ministre a alors repris la parole.

Au début de sa réponse, la ministre de l'Ecologie a souhaité revenir sur l'incident. "Nous devons, à la mémoire de Rémi Fraisse, tenir le débat à un haut niveau de dignité et de responsabilité", a lancé Ségolène Royal, déplorant "les propos injustes" d'EELV " à l'égard du ministre de l'Intérieur , Bernard Cazeneuve".

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