VIDÉO - Mounir Mahjoubi quitte le gouvernement : "Je ne suis pas maître des horloges"

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Politique

REMANIEMENT - L'ex-secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi, qui a quitté le gouvernement mercredi soir, s'est expliqué jeudi sur LCI sur ce départ accéléré par le calendrier des municipales à Paris. Emmanuel Macron "a choisi parce qu'il a une vision plus globale", a-t-il assuré.

Il s'attendait à partir en juin, après les élections européennes. Emmanuel Macron en a décidé autrement. Mounir Mahjoubi, invité de LCI jeudi, s'est plié au choix du président de la République de mettre fin à ses fonctions au sein du gouvernement en même temps que l'actuel porte-parole, Benjamin Griveaux, qui souhaite comme lui être candidat à la mairie de Paris. 

"Le président de la République a fait cette réunion, cette semaine, avec Benjamin Griveaux et moi, pour nous demander ce que nous souhaitions. Nous lui avons rappelé que nous souhaitions être très disponibles pour Paris", a indiqué le secrétaire d'Etat au numérique démissionnaire. "On a remis entre ses mains le choix de la proposition."

"Il pensait que c'était mieux maintenant"

Plusieurs sources avaient indiqué ces dernières heures à LCI que le secrétaire d'Etat souhaitait retarder son départ du gouvernement, d'autant qu'il n'est pas considéré comme le favori pour une candidature LaREM dans la capitale. "Ce que je veux n'est pas important", a-t-il assuré jeudi. "Ce n'est pas moi qui suis maître des horloges [...] Le président de la République a choisi parce qu'il a une vision plus globale. Moi, je n'ai que la vision au sein du gouvernement... Il pensait que c'était mieux maintenant." Autre argument désormais avancé par Mounir Mahjoubi : la cohérence. "Si un seul était parti du gouvernement [Benjamin Griveaux ou lui-même], qu'est-ce qu'on aurait dit..."

Electron libre du gouvernement, mais soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, Mounir Mahjoubi revendique "deux valeurs, la loyauté et la liberté absolues", promettant désormais de se consacrer à la bataille des Européennes, avant celle de Paris. "Cela fait trois ans que je m'investis pour [Emmanuel Macron]", explique-t-il. "Nous étions des soutiens de la première heure, nous serons des soutiens jusqu'à la dernière". 

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Mounir Mahjoubi s'est également exprimé sur les nombreux soutiens apportés dans l'exécutif à une candidature de Benjamin Griveaux à Paris. "Dans l'histoire des campagnes, recevoir le soutien de son gouvernement n'a jamais été une grande chance pour gagner derrière... Les Parisiens pourront dire ce qu'ils voudront dans les prochaines semaines et les prochains mois."

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