Nicolas Dupont-Aignan au Rassemblement national ? Louis Aliot refuse de croire à "un non définitif"

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INTERVIEW - Louis Aliot, députés des Pyrénées-Orientales et vice-président du Rassemblement National, était l'invité politique de LCI ce mercredi 6 juin. Interrogé par Audrey Crespo-Mara, il a dit refuser de croire à "un non définitif" de Nicolas Dupont-Aignan concernant la proposition de Marine Le Pen de rejoindre la nouvelle formation.

Louis Aliot espère encore. Invité ce mercredi 6 juin dans la matinale de LCi, le député des Pyrénées-Orientales, vice-président du Rassemblement national et compagnon de Marine Le Pen, n'a pas tiré un trait sur une éventuelle alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.


Nicolas Dupont-Aignan a en effet refusé l'idée de Marine Le Pen, formulée vendredi dernier. "Sa proposition n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu historique qui est devant nous" a estimé sur France 3 le député de l'Essonne ce week-end. "Nous ne gagnerons que si nous sortons du seul tête à tête avec Marine Le Pen (...) Aujourd'hui, c'est non à la cuisine politicienne."

Tout cela peut encore évoluerLouis Aliot

Une déclaration qui n'a rien d'un réel refus, selon Louis Aliot, pour qui ce "non" reste provisoire : un "non" "pour l'instant". "On verra bien" a-t-il dit sur LCI. "On est encore loin des Européennes et ce que veut créer Marine Le Pen, c’est un grand rassemblement… avec Dupont-Aignan et tous les autres. Ce n’est pas qu’une discussion avec Dupont-Aignan, c’est une discussion avec tout le milieu eurosceptique, eurocritique, ceux qui veulent contester le modèle défendu par monsieur Macron. (...) Elle lui a fait une proposition qui, je pense, est une bonne proposition, mais tout cela peut encore évoluer."


Et le vice-président du Rassemblement national de poursuivre, non sans tacler celui qu'il courtise pourtant : "C’est dommageable qu’il dise ça parce qu’il a quand-même signé entre les deux tours un programme de gouvernement avec nous. Il sait très bien où nous voulons aller, avec qui, et il sait très bien les conditions qui sont celles de ce gouvernement. (...) Qu’il se renseigne, qu’il se tienne informé sur ce que nous faisons et qu’il n’agisse pas comme ça en écoutant ce que disent les médias. (…) Ce sont des discussions, c’est normal. Dans ces rassemblements, il faut bien qu’il y ait des bases de négociations.

C’est pas un non définitif. C’est sa manière de dire les choses mais je suis persuadé que ce n’est pas encore un non définitif." Affaire à suivre donc. 

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