VIDÉO - Nicolas Dupont-Aignan propose d'aligner le prix des carburants "par le bas" sur celui de l'essence

Politique
GILETS JAUNES - Nicolas Dupont-Aignan était l’invité politique de LCI ce lundi. Parmi les sujets abordés, le chef de file du parti Debout la France est notamment revenu sur la hausse du prix des carburants et la grogne qui l’accompagne. L’occasion de proposer un "alignement des prix par le bas ".

"Ma mesure est concrète et ne coûte pas un centime à l'Etat." Ce lundi 12 novembre sur LCI, Nicolas Dupont-Aignan a notamment défendu sa proposition contre la hausse des prix du carburant.


Interrogé par Christophe Jakubyszyn, le président du parti Debout la France est également revenu sur l'ex-adhérent de son parti accusé d'avoir projeté d'attaquer Emmanuel Macron et sur les élections européennes, pour lesquelles il espère un front uni.

  • 1Hausse du carburant : ne pas faire "les poches des Français"

    S'il n'est pas à l'initiative du mouvement, Nicolas Dupont-Aignan soutient la manifestation du 17 novembre contre la hausse des prix du carburant. Il a tout de même son "gilet jaune dans [sa] voiture sur le pare-brise" car ce combat lui tient à cœur : "Ça fait des années (…) que je suis aux côtés des automobilistes".


    Alors, face à la montée du prix des carburants, le candidat aux élections européennes a assuré avoir un "vrai plan de transition écologique" qui ne fasse pas les "poches des Français". Sur LCI, il a ainsi proposé d’aligner "par le bas" le prix de l’essence avec celui du diesel. "Ça coûte un milliard d’euros", assure-t-il, en expliquant qu’il compte le financer avec la TVA. "Quand le prix du baril augmente, la TVA augmente. Le gouvernement a reçu un milliard d'euros en TVA. Donc ma mesure est concrète et ne coûte pas un centime à l'Etat."


    Une autre des mesures qu’il propose, toujours avec l’objectif d’une transition écologique, est de taxer le transport de marchandises étrangères. "Il n’y a pas de taxe sur le transport maritime", s’est-il ainsi offusqué, avant d’assurer que, selon lui, la transition écologique se fera "en produisant en France". Il désire, par exemple, "tripler la prime à l'automobile, mais uniquement pour les voitures fabriquées en France."

  • 2Un militant d’ultradroite, ex-adhérent à Debout la France, mis en examen : "Pas d’amalgame"

    Nicolas Dupont-Aignan a également réagi à l’arrestation de Jean-Pierre Bouyer. Ce retraité de 62 ans, arrêté avec le reste d’un groupe de sympathisants des thèses de l’ultradroite, est au cœur de l'enquête visant à trouver les instigateurs du projet d'action violente contre le président Emmanuel Macron. Car ce suspect, qui affiche fièrement sur Facebook une image de Jeanne d'Arc, épée à la main, sous les traits de Marion Maréchal, avait soutenu la candidature présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan. 


    L’ancien candidat s’est donc dit "choqué" et "scandalisé de l'amalgame" entre son parti et ce groupuscule. Il a tenu à indiquer que Jean-Pierre Bouyer n’était qu’un "adhérent éphémère". En effet, s’il avait effectivement adhéré au parti en 2017, après le premier tour de la présidentielle, il aurait ensuite quitté Debout la France "parce qu'il [les] trouvait trop mous".

  • 3Élections européennes : "Il faut que les citoyens se prennent en main"

    Nicolas Dupont Aignan a également été interrogé sur sa candidature aux élections européennes. Tête de liste de son parti, cela signifie qu’il n’y aura pas de liste commune entre Debout la France et le Rassemblement National ou Les Républicains, à "[son] grand regret". Car, alors que les deux partis n’ont pas encore de tête de liste,le candidat considère que lui a un "projet" qu’il aurait voulu porter à la tête des "patriotes" du pays. 

    "Ils ne sont pas propriétaires de leurs voix", a-t-il cependant voulu rappeler. Et de demander directement aux Français d’être à l’origine de l’union des droites : "Je m'adresse aux électeurs des Républicains comme du Front National, et je leur dis : 'si nous voulons arrêter d'être minoritaires politiquement, alors que nous sommes majoritaires en nombre, il faut s'unir'."


    Nicolas Dupont-Aignan a aussi été invité à réagir à l’impossible coopération entre son parti et le RN. Selon lui, c’est l’ancienne candidate au second tour de la présidentielle qui est en cause : "Marine Le Pen ne conçoit l’union qu’a un sens unique" explique-t-il ainsi. "Je l’ai soutenue loyalement à la présidentielle. Et là où j’ai un projet, élaboré avec certains des siens, elle ne veut pas me soutenir, soi-disant parce que je suis trop petit. Mais on a toujours besoin de plus petit que soi." Le candidat aux européennes ne ferme cependant aucune porte. Encore moins à Marion Maréchal qui est "la bienvenue".

    "Moi je suis pour l’union. Je suis convaincu que l’escroquerie Macron, c’est de notre faute, celle de l’opposition." Une union pour laquelle il compte sur les électeurs. Ainsi, selon lui, les "discussions des leaders" comptent peu. "Quand les chefs ne se mettent pas d'accord au sommet, il faut qu'à la base, les citoyens se prennent en main."

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