VIDÉO - Nicolas Sarkozy sur TF1 : "Je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité triomphe"

VIDÉO - Nicolas Sarkozy sur TF1 : "Je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité triomphe"

INTERVIEW - Invité du 20h de TF1 deux jours après sa condamnation, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il se battrait "jusqu’au bout pour que la vérité triomphe". Il se dit victime de "harcèlement" judiciaire depuis "10 ans".

"C'est une injustice", a-t-il répété plusieurs fois. Deux jours après avoir été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un an ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des "écoutes" et avoir fait appel de ce jugement, Nicolas Sarkozy était l'invité du 20h de TF1. "Je ne baisserai pas la tête, car on me reproche des faits que je n’ai pas commis (...) Je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité triomphe", a déclaré l'ancien président de la République, qui se dit victime de "harcèlement" judiciaire depuis "10 ans".

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Affaire des "écoutes" : Nicolas Sarkozy condamné en première instance

"En 2021 on peut condamner un homme après sept ans d’enquête (...) sans l’ombre d’une preuve. Ils n’ont rien trouvé, car il n’y a rien à trouver. On me condamne à trois ans de prison, car on me prête la volonté d’avoir voulu rendre service à l’ami d’un ami tout en reconnaissant que je ne l’ai pas fait. Tout ça en écoutant 4500 de mes conversations téléphoniques (…) en les mettant bout à bout pour me condamner", a-t-il expliqué, après avoir mis en avant le coût exorbitant de ces enquêtes, notamment en moyens humains, pour les contribuables. 

"Dans une affaire de corruption où il n’y a pas un centime, où il n’y a pas eu un avantage pour personne, où il n’y a pas de victime, pas de trouble à l’ordre public, on mobilise le tribunal correctionnel trois semaines durant, et trois salles d’audience", a indiqué Nicolas Sarkozy, qui a qualifié de "coup de tonnerre" le  jugement rendu lundi, alors que selon lui tous les observateurs avaient constaté "que l’accusation [s'était] effondrée". "Dans un État de droit, c'est à l’accusation d’apporter la preuve de ma culpabilité, ce n’est pas à moi à apporter la preuve de mon innocence", a-t-il ajouté.

Je ne demande aucun avantage"- Nicolas Sarkozy

Alors qu'il a fait appel du jugement, Nicolas Sarkozy a également menacé de porter son combat devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) en cas de nouvelle défaite. "Je veux dire aux Français que je ne demande qu’une seule chose : la vérité et le respect des règles de droit. Je ne demande aucun avantage. Qui peut dire que j’ai bénéficié de mon avantage ? Mais là encore, j’apprends qu’au parquet général, la personne qui requerra contre moi est une ancienne membre du cabinet de madame Royal. Je ne fais de procès à personne, mais est-ce que monsieur Hollande aurait été d’accord pour être jugé par un magistrat qui aurait été à mon cabinet ?", a déclaré Nicolas Sarkozy. 

A propos du Parquet national financier (PNF), que la droite accuse d'avoir joué un rôle politique dans le procès, Nicolas Sarkozy a réfuté souhaiter sa dissolution. "Je sais faire la différence entre le comportement de certains et une institution. Je n’ai jamais parlé de justice politique et je n’en parlerai jamais. Et si je ne faisais pas confiance à l’immense majorité des magistrats dont je sais qu’ils sont honnêtes et impartiaux, je n’aurai pas fait appel."

Alors que l'ancien Président sera de nouveau devant la justice le 17 mars prochain pour l'ouverture du procès Bygmalion, il a assuré qu'il ferait "face à toutes [ses] responsabilités (…) Je n’ai jamais trahi la confiance des Français. J’irai jusqu’au bout, parce que jamais dans ma vie, je n’ai supporté et accepté l’injustice. Ce qu’il se passe aujourd'hui est une injustice profonde ; je la dénoncerai, la vérité éclatera."

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Enfin, Nicolas Sarkozy a confirmé que sa condamnation n'aurait aucune influence sur la vie politique française et un quelconque retour de sa part. "J’avais pris bien avant la décision du tribunal la décision de ne pas me présenter. Je vous confirme que je n’ai pas la volonté de revenir dans la politique. J’ai tourné la page. Ca ne veut pas dire que j’ai tourné la page de la France. Je dirai ce que je pense, je dirai quand je connaîtrai les candidats celui que je soutiens." 

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