VIDÉO – Nom, ligne politique, alliances.... Marine Le Pen veut tout changer au FN : Florian Philippot "c'est déjà du passé"

REFONDATION - En déplacement à Toulouse ce samedi, Marine Le Pen a promis une "refondation historique" du FN. Ebranlée par la crise avec son numéro 2 Florian Philippot, la dirigeante frontiste veut tout remettre à plat.

Tourner rapidement la page pour sortir de la "crise Philippot" et travailler à la refondation du parti. Ce samedi, Marine Le Pen a entamé à Toulouse son tour de France des fédérations frontistes et promis une "refondation historique" de son parti. "L'organisation du FN n'a  jamais véritablement changé depuis 45 ans [...] Nous avons par conséquent tout à réinventer" a affirmé Mme Le Pen lors d'une conférence de presse lançant  cette tournée qui comporte douze étapes, environ deux par mois; avant un congrès de refondation prévu le 11 mars. "Nous vivons un moment historique de l'histoire de notre mouvement,", a -t-elle ensuite affirmé devant les militants.

"Discuter de nos alliances éventuelles"

Dans un parti à la culture protestataire, Mme Le Pen a aussi souligné que  "définir un projet, c'est sortir un peu du : 'C'était mieux avant' ", plaidant  pour "inventer de nouveaux concepts", une "nouvelle stratégie", un "projet  global et cohérent", "alternatif" du niveau municipal au niveau européen. Mme Le Pen souhaite aussi "discuter de nos alliances éventuelles, qui ne  doivent pas avoir pour conséquence des compromissions de quelque sorte que ce  soit, mais cette culture-là, nous devons l'intégrer". "Nous ne voulons pas être l'opposition", a t-elle affirmé en faisant allusion à Jean-Luc Mélenchon. "Nous voulons être l'alternative". Des alliances avec qui ? La dirigeante frontiste a cité Nicolas Dupont Aignan comme allié potentiel, appelant de ses voeux une "discussion, un  travail en commun et peut-être même un jour une plateforme électorale en fonction des élections".

 

VIDEO - Revoyez le discours de Marine Le Pen dans notre Facebook Live en cliquant dans la vidéo ci dessous.

Repenser les relations avec la presse sauf... Médiapart et Quotidien

La patronne du FN a dit son "espoir d'acquérir de nouvelles relations avec  la presse" tout en indiquant qu'elle continuerait de refuser la présence de  journalistes de Médiapart et de l'émission Quotidien (TMC) aux événements FN,  ces derniers étant restés à l'extérieur de la conférence de presse toulousaine. Outre le nom du FN qu'elle souhaite changer, Mme Le Pen entend proposer "un  journal des élus", "un quotidien participatif en ligne", "une revue  intellectuelle --ça a manqué ces dernières années" ainsi qu'une "une revue de  presse en ligne".



 Face aux journalistes, elle n’a toutefois pas pu échapper aux questions portant sur la démission de Florian Philippot annoncée jeudi par le principal intéressé.  Pour la candidate à l’élection présidentielle, son ancien bras droit avait bien du mal à accepter la remise en cause de sa stratégie de dédiabolisation. "Le débat nécessite d’accepter les critiques. Car le si le débat consiste à demander aux gens de dire la même chose que vous, ce n’est pas un débat", a tancé Marine Le Pen.

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Front national : selon Marine Le Pen, Florian Philippot n’a pas supporté le débat

Mais d’après elle, cette démission apparaît comme un micro-évènement qui ne risque pas de mettre en péril le navire frontiste. "Le Front national s’en remettra. La décision a été prise par Florian et elle a été murie, je crois, de sa part. C’est déjà du passé." 

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FN : Florian Philippot claque la porte

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