VIDÉO - "Nous le ferons" : Gérald Darmanin confirme le retour de l'exonération fiscale des heures supplémentaires

RETOUR - Le ministre de l'Action et des Comptes publics, invité du JT de 20H de TF1 mercredi 27 septembre, a confirmé la promesse de campagne du candidat Macron d'exonérer les heures supplémentaires.

Mise en place par Nicolas Sarkozy et abrogée par François Hollande, l'exonération fiscale des heures supplémentaire est de retour. Invité du JT de 20H de TF1, le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé ce mercredi que le gouvernement mettra en place cette exonération "pendant le mandat".


"J'ai un scoop pour vous : le quinquennat, c'est cinq ans. On ne peut pas tout faire la première année", argue le ministre, qui met en avant les "10 milliards de baisse d'impôts" prévues dans le budget 2018. Et d'ajouter que l'exonération fiscale des heures supplémentaires était "effectivement dans le programme, et [qu'il] y tenai[t] beaucoup, par construction politique, et culturellement".

En 2007, Nicolas Sarkozy, élu président, décide d'exonérer de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu les heures supplémentaires, pour un coût de plus de 4 milliards d'euros par an. La mesure a été louée par la droite pour le gain de pouvoir d'achat qu'elle a permis (450 euros en moyenne), mais des personnalités et certains économistes ont émis des critiques envers le dispositif. Il a notamment été jugé trop couteux et défavorable à l'embauche.


L'Inspection générale des finances estimait pour sa part, en 2011, qu'il est "difficile" de savoir si le dispositif a permis aux entreprises de répondre efficacement à des variations de l'activité, ou s'il a engendré de fausses déclarationns d'heures supplémentaires pour ne pas payer d'impôts et de cotisations. 

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VIDÉO - Les promesses pas tout à fait tenues de Macron sur le budget

Pendant le mandat de François Hollande, son ex-premier ministre Manuel Valls avait par ailleurs plaidé pour un retour de cette exonération fiscale, qu'il critiquait en 2011, mais avec un plafond. C'est désormais chose faite, ou presque.

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