VIDÉO - "Nous n'avons rien à voir" avec les militants d'ultradroite arrêtés, assure Nicolas Bay (FN)

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PRISE DE DISTANCE - Alors que dix personnes présumées proche de la mouvance d'ultradroite ont été interpellés hier dans les Bouches-du-Rhône et en région parisienne, le vice-président du Front National affirme que ce sont "des groupuscules avec lesquels nous n'avons rien à voir".

"Ce sont manifestement des groupuscules avec lesquels nous n'avons rien à voir". Voilà les mots utilisés par Nicolas Bay ce mercredi. Invité d'Audrey Crespo-Mara sur LCI, le vice-président du FN met à distance du Front national les 10 militants d'ultradroite arrêtés ce mardi dans le cadre d'une enquête portant sur un projet d'attentat visant des migrants, des mosquées, ainsi que Jean-Luc Mélenchon et Christophe Castaner, dont l'initiateur présumé a été arrêté en juin dernier.


Et le frontiste de nier que le parti d'extrême droite tienne un "discours anti-migrants", estimant pour sa part que le FN a "une démarche purement politique" et non une démarche d'action violente. "Pour le reste, qu'il y ait des groupuscules ou des gens qui s'apprêtent à commettre des délits ou des crimes, il faut qu'ils soient interpellés par la police et sanctionnés durement", précise-t-il.

Le leader s'est engagé dans la campagne de Marine Le Pen

Pourtant le profil de l'initiateur présumé du projet d'attentat arrêté et ses liens avec le parti d'extrême droite ont de quoi interroger. Les personnes arrêtées hier "étaient en lien" avec Logan Alexandre Nisin, un ancien militant de l'Action Française Provence, une organisation qui avait multiplié les provocations musclées autour de Marseille et d'Aix-en-Provence avant l'été.


Cet homme a aussi eu plusieurs liens avec le Front National avant son arrestation selon Le Monde. D'abord en mars 2017 où "un cadre frontiste tente de le débaucher à travers un ami commun. Il aimerait lui confier la section locale du FNJ, la branche "jeunesse" du parti frontiste", explique le quotidien. Qui précise : "Logan refuse le poste, mais s’engage dans la campagne présidentielle" de Marine Le Pen, en faisant notamment du "tractage" et du "collage". 


Ce mercredi, Nicolas Bay enfonçait pourtant le clou au sujet des "groupuscules" comme celui visé par l'enquête : "Ça ne concerne absolument pas le combat politique qui est le nôtre". Les liens entre le Front national et des groupes tels que Les Identitaires, dont l'un des cadres, Philippe Vardon, siège en compagnie du FN au conseil régional de la Paca, sont pourtant encore tangibles.

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