VIDÉO - Etat d'urgence sanitaire : la grosse colère de Véran à l'Assemblée

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PARLEMENT - Alors que les députés de la majorité n'étaient pas assez nombreux à l'Assemblée nationale mardi soir, l'opposition a contrecarré ses plans de vote sur la prorogation de l'état d'urgence sanitaire. Le gouvernement pourrait demander une nouvelle délibération.

Il s'agissait d'une formalité. Les députés La République en marche étant majoritaires à l'Assemblée nationale, ils auraient dû mardi soir adopter la prorogation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février 2021, comme le souhaitait le gouvernement. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Alors que les parlementaires de la majorité étaient en sous-nombre, l'opposition a réussi à voter un amendement LR prolongeant cet état d'urgence sanitaire jusqu'au 14 décembre seulement.

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Dans l'hémicycle, Josiane Corneloup (LR) a plaidé pour un "point de situation avant les vacances de Noël", suivie par d'autres groupes de l'opposition jugeant la date du 16 février trop lointaine. "Personne n'est d'accord" avec cette date, a souligné Cécile Untermaier (PS). Pas question de mettre la vie démocratique "sous cloche" si longtemps, a renchéri Pascal Brindeau (UDI). La majorité minoritaire au moment du vote, l'amendement de Josiane Corneloup a été adopté à main levée.

A l'issue de ce vote, un nouvel amendement porté par Paul Molac (Libertés et territoires) a été discuté. Prévoyant que le confinement décrété par l'exécutif à partir du 30 octobre ne puisse être renouvelé au-delà du 30 novembre qu'après accord du Parlement, il a lui aussi été adopté, contre l'avis du gouvernement.

Olivier Véran en colère

De retour au Palais Bourbon, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a exprimé sa colère. "Quand je suis rentré au ministère, il y avait un écran de télévision allumé sur le débat parlementaire. J’ai vu les députés debout applaudir. J’ai demandé à mon cabinet : 'Pourquoi applaudissent-ils ?' (...) On m’a expliqué que les députés de l’opposition étaient debout pour applaudir le fait qu’ils avaient voté la fin de l’état d’urgence sanitaire à la mi-décembre et la fin du confinement à la fin novembre", a-t-il expliqué pour justifier sa présence dans l'hémicycle.

Racontant une visite d'hôpital où il avait vu deux jeunes hommes de moins de 35 ans en réanimation, Olivier Véran a interrogé la responsabilité des parlementaires : "C’est ça la réalité mesdames et messieurs, si vous ne voulez pas l’entendre sortez d’ici ! C’est la réalité de nos hôpitaux, elle est là la réalité des hôpitaux ! Vous êtes en train de débattre de sujets alors que nos soignants se battent pour sauver des vies."

Une nouvelle délibération ?

Olivier Véran a profité de sa présence à l'Assemblée nationale pour demander la "réserve des votes" sur les amendements et articles restants, ce qui remet les scrutins au moment où le gouvernement le choisira. Le gouvernement a aussi le moyen de revenir sur ces deux votes avant l'adoption définitive du projet de loi, qui est prévue vendredi mais pourrait être repoussée. Selon des députés interrogés par l'AFP, il pourrait demander une nouvelle délibération sur les deux amendements, ou recourir à la procédure du vote bloqué.

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