VIDÉO - Christophe Castaner compare le saccage d'une permanence LaREM à un "attentat"

Politique
VIOLENCE - En déplacement à Perpignan, le ministre de l'Intérieur s'est rendu à la permanence du député LaREM Romain Grau, qui a été saccagée samedi en marge d'une manifestation de Gilets jaunes. Christophe Castaner n'a pas hésité à employer le mot "attentat" pour qualifier l'acte.

Le mot est fort. Lors d'une visite surprise à Perpignan, le ministre de l'Intérieur a qualifié mercredi 31 juillet d'"attentat" le saccage de la permanence du député LaREM Romain Grau en marge de la manifestation des Gilets jaunes samedi dernier. Interrogé par LCI, Christophe Castaner parle d'"un groupe d'une centaine de personnes qui sortent de la manifestation. Qui se précipitent... Qui avaient préparé l'attentat contre la permanence en ayant un bidon d'essence et des armes par destination."  


Le ministre de l'Intérieur s'est d'ailleurs expliqué sur le terme employé : "Le principe de l'attentat, c'est de préparer l'acte.[...] Ils s'étaient équipés et ont tenté notamment d'attenter à la vie d'un parlementaire présent dans la permanence", a-t-il affirmé.

"C'est l'image du coucou. Les violents viennent dans le nid d'une manifestation, quelle qu'elle soit, et ensuite peuvent en profiter pour porter leur haine du système, quel qu'il soit. (...) On voit bien qu'au fond ces gens-là veulent juste détruire, ce sont des brutes", a ajouté Christophe Castaner.

Premier déplacement du ministre depuis la confirmation de la mort de Steve

Samedi, des manifestants, dont certains cagoulés, avaient brisé toutes les vitres de la permanence où se trouvait le député de la majorité Romain Grau et tenté d'y mettre le feu. Aucune interpellation n'a pour l'heure eu lieu. "Les moyens de la police sont totalement engagés pour trouver les auteurs de cela. (...) Nous identifierons les responsables comme cela a été le cas pour la quasi-totalité des actes de vandalisme, d'attaque, de dégradation, de violence ou de vol qu'on a connus pendant les manifestations des Gilets jaunes", a-t-il martelé.


Cibles d'insultes ou de violences au plus fort de la crise des Gilets jaunes cet hiver, les parlementaires sont de nouveau visés depuis plusieurs jours, en particulier les députés LaREM ayant voté le 23 juillet en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta). Plusieurs permanences ont été emmurées, taguées ou vandalisées.

Il s'agissait du premier déplacement seul du ministre de l'Intérieur depuis la confirmation de la mort de Steve Maia Caniço lors de la Fête de la musique à Nantes le 21 juin. Le ministre de l'Intérieur est sous le feu des critiques de l'opposition dans cette affaire. Le Premier ministre Edouard Philippe lui a apporté mercredi matin "tout son soutien".

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