VIDÉO - Au Danemark, Emmanuel Macron qualifie les Français de "peuple gaulois réfractaire au changement"

VIDÉO - Au Danemark, Emmanuel Macron qualifie les Français de "peuple gaulois réfractaire au changement"

ALERTE PETITE PHRASE - En visite au Danemark pour trois jours, Emmanuel Macron a cité en exemple le peuple danois, et sa fameuse flexi-sécurité, dont il se félicite qu'il ne soit "pas exactement le gaulois réfractaire au changement".

Pour Emmanuel Macron, les Français seraient donc (aussi) des "Gaulois réfractaires. En visite d’Etat, devant la reine Margrethe II mercredi, le président de la République a fait l’éloge des Danois et de leur modèle en rendant hommage à "ce peuple luthérien qui n’est pas exactement le gaulois réfractaire au changement". 

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L'éloge de la "flexisécurité"

Évoquant devant la communauté française au Danemark son admiration pour le modèle danois de "flexisécurité", il a admis que les différences culturelles entre Français et Danois ne permettaient pas de le répliquer à l'identique. "Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! Encore que ! Mais nous avons en commun cette part d'Européen qui nous unit", a-t-il plaisanté.

La phrase a - évidemment - fait partir l'opposition au quart de tour, l'ensemble de la gauche et de la droite fustigeant la condescendance du propos présidentiel. Rien de tel, a assuré l'Elysée dans la matinée, jeudi 30 août, qui a donné sa propre interprétation de la sortie dans son service après-vente : "Le président a dit à plusieurs reprises que les Français n'aimaient pas les 'réformes', tant le terme est galvaudé, car trop souvent utilisé pour parler d'actions qui, finalement, ne changement pas ou peu leur quotidien. Mais il a toujours dit que les Français étaient prêts à de grandes transformations en profondeur de notre modèle." Et de prendre en exemple "les ordonnances travail, la loi sur la formation professionnelle ou la réforme des aides au logement."

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Quant à la forme, le château l'assure, le président, maître dans l'art d'imposer son agenda, n'a pas voulu faire diversion après le tremblement de terre que constitue la démission de Nicolas Hulot : "N'importe quoi... C'est un trait d'humour spontané, qui reflète par ailleurs une conviction de fond qui a guidé notre approche de la campagne. [...] Dans la même phrase, il a aussi parlé de l'agressivité des Danois à vélo, ça n'a pas provoqué d'incident diplomatique !"

Cette sortie rappelle sa petite phrase de l'été 2017 sur les Français qui "détestent les réformes. Elle montre aussi que les "Gaulois" ont le vent en poupe dans la bouche des dirigeants internationaux. En juillet dernier, lors d'un discours prononcé en Afrique du Sud pour le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, Barack Obama avait salué la diversité de l'équipe de France championne du monde. "Tous ces mecs ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois mais ils sont Français!", avait lancé l'ex-président américain.

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