"Je croyais qu’elle se moquait de moi" : Mélenchon revient sur son imitation de l’accent d'une journaliste

Politique
JUSTIFICATION - Lors d’une conférence de presse donnée au siège de La France Insoumise ce vendredi, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur les événements de la semaine. Il a notamment tenu à se défendre pour avoir imité l’accent toulousain d’une journaliste.

"Je croyais qu’elle se moquait de moi." Après la polémique, Jean-Luc Mélenchon a évoqué, lors de la conférence de presse de ce vendredi 19 octobre au siège de La France Insoumise (LFI), son imitation de l'accent d'une journaliste de France 3 venant du sud-est. 

Alors qu’il avouait : "il peut arriver qu’on commette ici ou là une erreur ou une autre", il a voulu en profiter pour évoquer les événements de mercredi dernier. Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, le chef de file de LFI avait tourné en dérision une journaliste qui lui posait une question. Sur les images, qui ont depuis fait le tour des réseaux sociaux, on voit le député, interrogé par Véronique Gaurel, journaliste à France 3, se moquer de son accent. Pourtant député des Bouches-du-Rhône, il avait répondu, avec un accent démesuré, en exagérant les "e': "Quesseu-que ça veut direuh?".

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Agacé par une question, Mélenchon se moque de l'accent du Sud d'une journaliste

"Fermons le ban"

Alors, ce vendredi, il a voulu s’excuser : "Je suis désolé de cette histoire avec je ne sais quelle journaliste". Un mea culpa qui aurait peut-être pu faire l’affaire s’il n’avait pas ajouté, juste derrière : "Je croyais qu’elle se moquait de moi." Il explique ainsi que, en tant qu’élu marseillais, il pensait que c’était elle qui le tournait en dérision. Disant ignorer qu’elle venait elle-même du sud. 

Mais la principale intéressée n’a pas été satisfaite par cette tentative de justification. Véronique Gaurel lui a donc répondu sur Twitter. Elle se demande ainsi comment il a bien pu penser qu’elle se moquait de lui alors qu’il la connait "depuis longtemps comme journaliste, y compris de Toulouse". Et de demander, pour conclure : "Fermons le ban."

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