VIDÉO - Policiers tués à la préfecture : contre "l'hydre islamiste", Emmanuel Macron veut bâtir une "société de vigilance"

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

TERRORISME - Dans un discours prononcé lors de l'hommage aux policiers tués par Mickaël Harpon, le président de la République a appelé les Français à "faire bloc" et à bâtir une "société de vigilance" pour mener "un combat sans relâche (...) face au terrorisme islamiste".

Il y a cinq jour, Mickaël Harpon tuait quatre de ses collègues au sein de la préfecture de police de Paris. Ce mardi, un hommage leur a été rendu dans les lieux, en présence de nombreux ministres et parlementaires. Christophe Castaner a dirigé la première partie de la cérémonie et décoré les quatre policiers de la légion d'honneur. Emmanuel Macron a pris la suite en s'entretenant avec les proches des victimes et en prononçant un discours appelant les Français à "faire bloc" pour mener "un combat sans relâche (...) face au terrorisme islamiste". 

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"Une société de vigilance, voilà ce qui nous revient de bâtir ; la vigilance et non le soupçon qui corrode"

"Vos collègues sont tombés sous les coups d'un islam dévoyé et porteur de mort qu'il nous revient d'éradiquer" a-t-il déclaré. Il a appelé la nation toute entière à se mobiliser contre ce fléau. "Les institutions seules ne suffiront pas. L'administration seule et les services de l'Etat ne sauraient venir à bout de l'hydre islamiste. C'est la nation toute entière qui doit se mobiliser pour agir. Nous n'en viendrons à bout que si notre pays se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain, qui corrompt les enfants de France. Une société de vigilance, voilà ce qui nous revient de bâtir ; la vigilance et non le soupçon qui corrode, la vigilance, l'écoute attentive de l'autre, l'éveil raisonnable des consciences."

"Nous mènerons le combat et à la fin nous l'emporterons"

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Les images de l'hommage aux quatre fonctionnaires tués

Selon le chef de l'Etat il faut apprendre à "repérer à l'école, au travail, dans les lieux de culte, près de chez soi, les relâchements, les déviations, ces petits gestes qui signalent un éloignement d'avec les lois et valeurs de la République". "Nous mènerons le combat, nous mènerons toujours le combat et à la fin nous l'emporterons, nous le faisons pour nos morts, pour nos enfants, au nom de la Nation" a-t-il ajouté. 

"Ce qui se joue est le combat de toute une Nation contre ceux qui veulent menotter la liberté, les femmes, la civilité, ceux qui veulent diviser, séparer, manipuler... Alors faisons bloc (...) contre l'islamisme, contre ces idéologies mortifères qui ne reconnaissent ni nos droits, ni nos lois ni notre façon de vivre." "Ce n'est en aucun cas un combat contre une religion", "mais contre son dévoiement qui conduit au terrorisme".

Jamais le président de la République n'a utilisé le mot "guerre". Selon son entourage, il ne souhaitait pas induire l'idée d'une stigmatisation, d'un fractionnement, d'une division de la société. En revanche il a réemployé le terme "hydre islamiste", déjà utilisé lors de l'hommage à Arnaud Beltrame en mars 2018.

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