VIDÉO - Porter une cravate, personnaliser son bureau, tweeter... Guide des bonnes manières à l'intention des députés

OFFICIEUX - Pour ne pas rater leurs débuts dans l’hémicycle, les 430 primo-députés qui vont faire leur rentrée ce mardi, ont plutôt intérêt à éviter d'emblée certains faux pas. Dress code, emplacement, temps de parole, absentéisme nouvelles technologies… LCI a compilé une série de conseils à l'attention de ces parlementaires fraîchement élus.

Même si certaines séances de questions au gouvernement ressemblent plus au théâtre antique ou à une foire d'empoigne, ce qui se passe dans l'hémicycle, ce qui est permis et ce qui ne l'est pas, est tès codifié. Alors que  430 primo-députés s'apprêtent à faire leur rentrée ce mardi à l'Assemblée nationale, LCI a sélectionné quelques codes de rigueur dans le "périmètre sacré". 


Qu'ils relèvent du réglement intérieur, s'inscrivent dans la tradition, ou soient totalement informels, tous sont (à défaut d'être respectés à la lettre), bien connus des députés qui ont déjà quelques années d'hémicycle au compteur. Reste à savoir si l'ère Macron viendra les conforter, ou au contraire les bousculer...

Adopter une tenue "respectueuse des lieux"

Certains députés, comme l'écologiste François de Rugy ont déjà essayé d'assouplir cette règle, qui n'est pas écrite dans le règlement intérieur de l'Assemblée nationale. En 2008, il avait en effet proposé de supprimer la cravate à l'Assemblée pour moins climatiser. En vain. Si la seule mention réglementée d'une "tenue correcte" concerne l'accès du public aux tribunes de l'hémicycle, la nécessité d'une "tenue respectueuse des lieux" est toujours d'actualité en 2017. Elle consiste en une cravate et une veste pour les hommes, avec toutefois aucune restriction concernant les couleurs.

Bien se placer dans l'hémicycle

A l'issue de la division de l’hémicycle effectuée entre les groupes parlementaires en début de législature, chaque député se voit attribuer une place à laquelle est associée un boîtier électronique qui lui permet de voter.  En dehors des scrutins publics, ces derniers peuvent s'asseoir où bon leur semble. Lorsqu'ils s’expriment, les députés se placent généralement dans les travées, les déclarations à la tribune étant réservées aux interventions importantes.


Quid de certains députés sans étiquette, comme Manuel Valls élu sans l'investiture du Parti socialiste, dont il est pourtant issu, ni celle de la République en marche, qu'il avait sollicitée. Où vont-t-ils siéger ? Réponse mardi.

Ne pas personnaliser son emplacement

Bien que nominatif en théorie, du fait de l'attribution du fameux boîtier de vote électronique en début de législature, l'emplacement des députés au sein du "périmètre sacré" n'est en aucun cas personnalisable. Exit les post-its, photos, et autres gadgets, les "bureaux" à rabat assez étroits doivent rester neutres à l'issue de chaque séance. En revanche, parmi tous les sièges numérotés, une soixantaine est décorée de plaques commémoratives en mémoire d'anciens députés connus, comme Pierre Mendès France, qui fut tour à tour ministre, président du Conseil des ministres et député à plusieurs reprises.

Ne pas laisser trop longtemps son siège vide

Si l'absentéisme est un fléau, il n'en demeure pas moins encadré et soumis à sanction. Ainsi, lorsqu'un député est absent à plus des deux tiers des votes en séance publique, il peut écoper d'une retenue du tiers de l'indemnité de fonction pour une durée égale à celle de la session. Cela peut aller jusqu'à la moitié si le même député a pris part à moins de la moitié des scrutins.

Respecter son temps de parole

La question des temps et prise de parole est étroitement liée à l'appartenance à un groupe, de préférence le majoritaire. En effet, le temps de parole est réparti par le président de l’Assemblée entre chaque groupe en fonction de sa taille. Il revient ensuite à chaque président de groupe de choisir qui parle, dans quel ordre et pendant combien de temps (de 5 à 20 minutes). 

Les prises de parole sont alors décomptées du capital temps du groupe concerné, à l'exception de celles des président de groupe. 

Toutefois, chaque député peut s'expliquer personnellement sur un vote durant cinq minutes, sans que cela ne soit décompté non plus du capital-temps de son groupe.

Tweeter avec parcimonie

S'il n'est plus rare de voir un député s'appuyer sur un tweet pour réagir en pleine séance, certains y voient clairement une pollution des débats et ont même cherché dans le passé à faire interdire le wifi dans l'hémicycle. A l'époque, Claude Bartolone, président l’Assemblée Nationale avait écarté cette option, incitant les parlementaires à apprendre à se servir du réseau social qui sert souvent à se dire ce qui ne peut, ou ne veut, être dit à haute voix. 


En revanche, téléphoner demeure interdit.

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