VIDÉO - François Hollande se paye la réforme de l'ISF d'Emmanuel Macron

RÉPLIQUE - Lors de sa première conférence d'ancien Président en Corée du Sud ce lundi, François Hollande s'en est pris à son successeur Emmanuel Macron, notamment à propos de la disparition de l'ISF promise dans le prochain budget. "La fiscalité, c’est un facteur de cohésion nationale et sociale", a ainsi déclaré l'ancien chef de l'Etat.

La réplique n’a pas tardé. Alors que le président de la République Emmanuel Macron avait, pour défendre la suppression annoncée de l'ISF, implicitement critiqué François Hollande lors de son Grand Entretien sur TF1 dimanche soir, notant que son ce dernier avait "augmenté massivement l'ISF" et avait "créé une taxe à 75% pour celles et ceux qui gagnaient plus d'un million", son prédécesseur n’a pas hésité à en faire de même lors de sa première conférence d’ancien président en Corée du Sud, ce lundi.


"La fiscalité, c’est un facteur de cohésion nationale et sociale", a déclaré François Hollande, avant d’ajouter : "Si, dans un pays, l’idée s’installe qu'il y a finalement une fiscalité allégée pour les riches et alourdie pour les plus modestes ou pour les classes moyennes, alors c’est la productivité globale du pays, c’est la capacité qu’il a à se mobiliser pour son avenir, qui se trouve mis en cause."

En vidéo

Macron sur la réforme de l'ISF (TF1)

L'ISF au cœur de la présentation du budget Macron

L'intervention de l'ex-chef de l'Etat est à placer dans un contexte particulier, alors qu'Emmanuel Macron a toutes les peines du monde  à se débarrasser de l'étiquette de "président des riches", qui avait tant nui à Nicolas Sarkozy. Un contexte doublé d'une échéance législative, puisque c'est à partir de ce mardi 17 octobre que le gouvernement défend à l’Assemblée nationale son premier budget. Au coeur des débats qui devraient animer l'hémicycle, la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). 


Sur TF1 dimanche soir, le chef de l'Etat défendait encore cette mesure, estimant que l'ISF n'était pas payé par "les grandes fortunes" et faisait "perdre beaucoup de talents" (partis à l'étranger, ndlr), une assertion dont LCI a démontré à quel point elle était difficile à vérifier. "Je ne crois pas à la jalousie française qui consiste à dire 'il y a des riches, taxons-les'", avait-il notamment déclaré, défendant notamment, au lieu de la théorie du ruissellement, celle du "premier de cordée".

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