VIDÉO - Prélèvement à la source : et maintenant, l'abandon?

COUAC OU PAS COUAC - Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a été interrogé vendredi sur la mise en oeuvre du prélèvement à la source après plusieurs jours d'atermoiements de l'exécutif. Sans parvenir à clarifier la situation d'une réforme qui semble désormais en sursis. Visé pour l'impréparation supposée du projet, François Hollande a quant à lui vivement répliqué.

C'est l'un des derniers "couacs" du gouvernement : tout le monde ne semble pas tout à fait d'accord au sujet de l'une des mesures phares durant la campagne d'Emmanuel Macron, le controversé prélèvement à la source. Arrivera, arrivera pas à la date prévue, le 1er janvier 2019 ? Rien n'est plus tout à fait certain depuis quelques jours, malgré les spots de pubs diffusés sur nos écrans et les lettres adressées aux contribuables.


Ce vendredi, en sortie de Conseil des ministres, Benjamin Griveaux a été questionné par les journalistes sur l'épineux dossier. Selon lui, le gouvernement discute et consulte. Il n'y aurait pas de divergence entre Emmanuel Macron et Gérald Darmanin. Le président de la République "veut des garanties mais n'exclut pour autant pas un report ou un abandon".

"Un choix politique" pour Hollande

Si l'on en croit le porte-parole du gouvernement, la position de celui-ci est claire. Le prélèvement à la source ne sera pas mis en place, s'il "génère des incompréhensions ou des difficultés pour nos concitoyens". Mais "il faudrait pour cela que les risques d'erreurs, ou en tout cas les couacs, soient massifs", a-t-il souligné. Et de renvoyer la balle au ministre de l'Action et des Comptes publics. "Gérald Darmanin apportera des réponses très précises à ces interrogations et elles sont nombreuses. Il apportera des réponses précises, documentées sur ce sujet, d'ici quinze jours". 


Et si les réponses étaient jugées insuffisantes, voire problématiques pour les Français ? "Si nous n'avons pas de garanties suffisamment précises, la question du report ou de l'abandon, je ne sais pas laquelle des deux sera retenue... mais il est évident que nous n'allons pas mettre en place une réforme dont nous pensons qu'elle peut générer des incompréhensions ou des difficultés pour nos concitoyens", a déclaré Benjamin Griveaux. Critiqué par le porte-parole sur l'impréparation supposée de la réforme, initiée sous son mandat, François Hollande a quant à lui vivement répliqué dans l'après-midi. L'ancien président a mis en avant que tout était "prêt" lors de son départ de l'Elysée et que l'application du projet ou son abandon est désormais un "choix politique" et non pas technique.

En vidéo

Hollande défend la réforme du prélèvement à la source, initiée sous son mandat

Le "oui, mais..." jupitérien

Dimanche, le Premier ministre Edouard Philippe avait semé le doute en promettant de faire "le point" d'ici quelques semaines. Une petite phrase trahissant une impréparation ou d'un dossier trop lourd à gérer avant l'échéance ? Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, avait répliqué dans la foulée que le prélèvement à la source serait bien appliqué dès la fin janvier 2019. 


Ce jeudi, Emmanuel Macron a déclaré depuis Helsinki qu'il attendait "des réponses précises" avant de décider, après des mois de préparation du pays à cette réforme majeure. "J'ai plutôt l'intention de conduire cette réforme à son terme, mais j'ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale", a dit le président au cours d'une conférence de presse à Helsinki. Le prélèvement à la source en janvier prochain ?  Pas si sûr... 

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