Pour Mélenchon, "la campagne présidentielle sera sale et violente"

Pour Mélenchon, "la campagne présidentielle sera sale et violente"

INTERVIEW - Invité d'En Toute Franchise sur LCI, Jean-Luc Mélenchon s’est inquiété dimanche de la montée des violences commises par l’extrême droite, et s’est étonné de voir le "déni" dont ces violences font l’objet.

Invité ce dimanche soir sur LCI, Jean-Luc Mélenchon ne s’est guère montré optimiste sur la campagne présidentielle à venir. Selon le chef de file de la France insoumise, cette campagne sera "sale et violente". "Ça a commencé", souligne-t-il d’ailleurs, alors que les derniers jours ont été ponctués par plusieurs incidents, à commencer par cette gifle reçue mardi 8 juin par Emmanuel Macron alors qu’il était en déplacement dans la Drôme. Samedi à Paris, Jean-Luc Mélenchon lui-même s’est fait enfariner, au cours d’une manifestation contre l’extrême droite. La veille, c’est le député LaRem et ex-ministre François de Rugy qui recevait un jet de farine à Nantes.

Pour Jean-Luc Mélenchon, ces incidents racontent "l’histoire de la montée progressive de l’extrême droite dans ce qui a toujours été sa tactique et sa manière de faire". "Ce sont les mêmes gens. Ils se réclament des mêmes idées, ils déclarent les mêmes choses, ils agissent tous d’une manière où l’on sent qu’il y a une pensée commune à ces gens-là", pointe-t-il du doigt.

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Jean-Luc Mélenchon, un dérapage complotiste ?

"Le jour où je dis qu’il y a maintenant des choses qui se répètent, on me traite de complotiste, c’est ça que j’ai du mal à accepter", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône, qui est revenu sur notre plateau sur les accusations de complotisme dont il a fait l'objet. Et de s’interroger : "Pourquoi y a-t-il ce déni de cette forme de violence-là ? Pourquoi quand il s’agit du terrorisme islamiste on en entend parler pendant des heures, et dès qu’il s’agit des tentatives d’attentats de l’extrême droite qui aujourd’hui sont nombreuses, la police internationale dit que c'est un des dangers majeurs en Europe, on fait comme si ça n’était pas le cas ?"

Pas de plainte contre l'homme qui l'a enfariné

Après avoir reçu de la farine sur le visage samedi, Jean-Luc Mélenchon avait dénoncé un acte "lâche", qui "aurait pu être pire". "Qu'est-ce qui aurait pu m'arriver d'autre ?", a-t-il lancé ce dimanche soir. "Et bien lundi de cette semaine, nous avons vu une vidéo dans laquelle quelqu'un portait neuf coups de fusils sur un mannequin, quatorze coups de couteau en disant les électeurs insoumis, les électeurs de M. Mélenchon, ne sont pas à l'abri", a-t-il rappelé. 

L’auteur de la vidéo en question, le youtubeur d’extrême droite Papacito, est visé par une enquête à la suite d’une plainte déposée par Jean-Luc Mélenchon.

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En revanche, le chef de file de LFI a fait savoir qu’il ne porterait pas plainte contre l’homme qui l’a enfariné (un autre youtubeur, qui se présente comme "souverainiste"). "C'est une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester. C'est la raison pour laquelle je ne veux pas porter plainte. J'estime que c'est au procureur de la République, c'est-à-dire à l'Etat, de dire s'il considère que c'est un problème qu'on ne puisse pas manifester sans être agressé", a-t-il expliqué sur notre antenne.

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