Primaire à droite : "Il ne doit y avoir qu'un seul candidat", insiste Hervé Morin

Primaire à droite : "Il ne doit y avoir qu'un seul candidat", insiste Hervé Morin

INTERVIEW - Invité ce vendredi sur LCI, le président des Centristes, Hervé Morin, a insisté sur l'importance de la tenue d'une primaire à droite, malgré le refus de Xavier Bertrand d'y participer et le renoncement à la présidentielle de Laurent Wauquiez.

Tout s'accélère pour la droite. Tandis que Laurent Wauquiez a renoncé jeudi à se présenter à la présidentielle de 2022, Michel Barnier a annoncé sa candidature pour une "France réconciliée" et Éric Ciotti a dit se lancer autour d'un projet de "droite forte". Invité ce vendredi sur LCI, Hervé Morin, président des Centristes et de la région Normandie, a soutenu la nécessité d'une primaire de la droite et du centre. "Ce n'est pas parce que Laurent Wauquiez n'est plus candidat qu'il ne peut plus y avoir de primaire. Il ne doit y avoir qu'un seul candidat", insiste-t-il.

Quant au refus catégorique de Xavier Bertrand que participer à la primaire, Hervé Morin estime qu'"il y a un moment où chacun sera face à ses responsabilités". "Je pense qu'il y a suffisamment d'intelligence pour que les choses puissent se régler", déclare-t-il en mettant l'accent sur la nécessité d'une primaire "qui associe les candidats des Républicains et Xavier Bertrand", lequel pourrait, selon lui, "être considéré comme le candidat des Républicains le moment venu".

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Si on n'est pas rassemblés au premier tour avec un seul candidat, nous n'avons bien entendu aucune chance d'être au second tour.- Hervé Morin, président des Centristes et de la région Normandie

"Ce n'est pas la primaire qui fait perdre, mais de ne pas créer la dynamique du rassemblement. Si on n'est pas rassemblés au premier tour avec un seul candidat, nous n'avons bien entendu aucune chance d'être au second tour", souligne le président des Centristes.

"Contrairement à l'idée qu'on véhicule parfois, ce n'est pas la primaire qui nous a fait perdre en 2017. La primaire nous mettait en situation de gagner comme jamais", ajoute-t-il, se souvenant de l'engouement de ses administrés de l'époque, quand il était encore maire d'Épaignes (Eure), venus participer en nombre à cette élection. "On a perdu parce qu'il y a eu les affaires (Fillon)."

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Interrogé sur le candidat qui obtiendrait son soutien, Hervé Morin a ce jeudi refusé de dire qui emporterait ses faveurs, tout en laissant entendre ses affinités avec Valérie Pécresse "J'ai beaucoup de sympathie pour Valérie Pécresse. Je trouve qu'elle a la dimension du poste."

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