VIDÉO - Quand François Hollande voulait supprimer la grâce présidentielle...

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Politique

FLASH-BACK - François Hollande a accordé mercredi une grâce totale à Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent. Pourtant, il y a dix ans, celui qui était alors Premier secrétaire du Parti socialiste se prononçait contre "les possibilités de grâce ou d'amnistie du président de la République".

En accordant une grâce totale à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, le chef de l'Etat est allé à l'encontre de ses convictions. C'est en tout cas ce que laissent supposer ses déclarations du 28 mai 2006. Alors Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande s'était dit, au cours du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, hostile à l'amnistie et à la grâce présidentielle. Invité à commenter l'amnistie par Jacques Chirac de l'ancien champion olympique Guy Drut, condamné en octobre 2005 à 15 mois d'emprisonnement avec sursis dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France, il avait estimé que le président de la République avait été "irresponsable". "Il a fait une faute de comportement, il a lancé le pire des signaux", avait réagi celui qui était alors chef de l'opposition.  

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Selon François Hollande, ce geste laissait "supposer qu'il y aurait deux justices : une justice pour tout le monde et une justice pour un certain nombre de privilégiés". Le Premier secrétaire du PS s'était alors clairement positionné pour la suppression de ce droit accordé au chef de l'Etat. "Il y aura nécessairement à faire des modifications institutionnelles au lendemain de 2007" avait-il déclaré, ajoutant que "le Parti socialiste supprimera les possibilités de grâce ou d'amnistie du président de la République". "Il n'est pas normal dans une démocratie que l'un d'entre nous, fût-il élu au suffrage universel, puisse disposer de la possibilité de lever une condamnation" avait continué François Hollande. 

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