VIDÉO - Que va garder Emmanuel Macron de l'héritage laissé par François Hollande ?

DirectLCI
HÉRITAGE - Après son investiture, Emmanuel Macron va avoir à faire des choix difficiles quant à l'héritage de son prédécesseur, François Hollande. Quelles mesures sont gardées ou retoquées ? Décryptage.

Maintenant qu’Emmanuel Macron est officiellement devenu le huitième président de la Vème République, il va pouvoir s’atteler à prendre une série de mesures pour lancer son quinquennat. Le président va aussi décider s’il détricote l’héritage laissé par son prédécesseur, François Hollande. Tour d’horizon des mesures gardées ou retoquées par le nouveau chef de l'État.

Les mesures conservées

Mis en place au lendemain des attentats du 13 novembre, l’état d’urgence sera maintenu par Emmanuel Macron tant que les services de renseignement ne pourront pas garantir que la menace terroriste est moins présente. Ainsi, l’opération Sentinelle, les contrôles policiers, les perquisitions administratives ou les assignations à résidence seront maintenus. Prolongé cinq fois par le gouvernement sous la présidence de François Hollande, l’état d’urgence court actuellement jusqu’au 15 juillet 2017.


Sur le dossier du nucléaire, Emmanuel Macron va suivre la ligne de son prédécesseur. Comme François Hollande, il veut notamment réduire la part du nucléaire dans la production globale d’électricité en la passant de 75 à 50% d’ici à 2022. Le nouveau président va aussi confirmer la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus vieille du parc nucléaire français.


Emmanuel Macron souhaite aussi conserver la loi sur la fin de vie dite Loi Claeys-Leonetti. Adoptée en 2016, elle garantit un droit à la sédation profonde pour les malades en phase terminale. Par contre, Emmanuel Macron ne s’aventurera pas sur le sujet de l’euthanasie qui restera interdite.

En vidéo

Moralisation de la vie politique,économie, éducation... Les dossiers prioritaires d'Emmanuel Macron

Les mesures retoquées par Emmanuel Macron

Sur le front des mesures repoussées par le nouveau président, le prélèvement de l’impôt à la source. Pour le moment, le nouveau président souhaite reporter la mise en place de cette mesure qui devait entrer en vigueur dès janvier 2018. D’accord sur le principe, Emmanuel Macron souhaite qu’un audit soit mené en juin pour savoir si la mesure est applicable sans risque de pagaille administrative, comme l’a annoncé son porte-parole Benjamin Griveaux sur LCI. De plus, le nouveau président est inquiet de l’impact psychologique que pourrait avoir sur les Français une fiche de paie avec un salaire plus bas.


La loi d’encadrement des loyers devrait elle aussi être retoquée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Seulement mise en place à Lille et Paris, la loi portée à l’époque par Cécile Duflot, alors ministre du Logement, déplait à Emmanuel Macron. Pour lui, cette loi est un frein qui empêche les propriétaires de louer leur bien ou d’y effectuer des rénovations.


Le président souhaite également revenir sur la réforme des rythmes scolaires portés par Benoît Hamon en 2014. Dès la rentrée prochaine, le chef de l'État laissera aux communes le droit de choisir de garder le système de la semaine de quatre jours et demi mais en supprimant les activités périscolaires ou de repasser à celle de quatre jours. Ce serait un vrai retour en arrière sur une des réformes les plus emblématiques du quinquennat Hollande.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter