VIDÉO - Rafle du Vel d'Hiv : le tacle d'Emmanuel Macron à Marine Le Pen, "faussaire" de l'histoire

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MESSAGE - Lors de l’introduction de son discours d’hommage aux victimes de la rafle du Vel d’Hiv, Emmanuel Macron en a profité pour critiquer – sans la nommer – Marine Le Pen, en réaffirmant le rôle de la France dans cet événement.

Son discours était attendu et Emmanuel Macron n’a pas manqué l’occasion d’y faire passer ses messages. Dans son hommage aux victimes de la rafle du Vel d’Hiv, le président de la République s’est attaqué dès l’introduction et de façon détournée, puisqu’il ne l’a jamais nommée, à Marine Le Pen. 


Alors que celle-ci avait affirmé en avril dernier que "la France n’est pas responsable du Vel d’Hiv", il lui a répondu : "Récemment encore, ce que nous croyons établi par les autorités de la République, avéré par tous les historiens, confirmé par la conscience nationale, s’est trouvé contesté par des responsables politique français prêts à faire reculer la vérité. C’est faire beaucoup d’honneur à ces faussaires que de leur répondre. Mais se taire serait pire, ce serait être complice".

Je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafleEmmanuel Macron

A l’image de Jacques Chirac, premier à le faire, et à l'instar de Nicolas Sarkozy et François Hollande, le Président a tenu à reconnaitre la responsabilité de la France dans cette rafle. "Je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle, puis la déportation et donc pour presque tous la mort des 13.152 personnes de confessions juives arrachées les 16 et 17 juillet 1942 à leur domicile", a-t-il déclaré.

Lors de son interview en avril sur LCI, Marine Le Pen avait étayé ses propos, expliquant que "s’il y a des responsables, ce sont ceux qui étaient au pouvoir à l’époque. Ce n’est pas la France. La France a été malmenée dans les esprits depuis des années. On a montré à nos enfants qu’ils avaient toutes les raisons de la critiquer. De ne voir que les aspects historiques les plus sombres". Elle avait ensuite ajouté : "Le régime de Vichy n’est pas la France".

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Marine Le Pen : "Je pense que la France n'est pas responsable du Vel d'Hiv"

En 1995, le président Jacques Chirac avait été le premier chef de l’Etat à reconnaitre la responsabilité de la France dans la rafle. "La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable", avait-il alors déclaré. En 2012, François Hollande l’avait alors félicité pour sa "lucidité" et son "courage", avant de qualifier la rafle du Vel d'Hiv d'un "crime commis en France par la France".

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