VIDÉO - Antisémitisme : Jean-Luc Mélenchon joue la carte de l'apaisement

Politique
CONFÉRENCE DE PRESSE - Lors d'une conférence de presse donnée quelques heures avant le grand rassemblement contre l'antisémitisme à Paris, Jean-Luc Mélenchon a joué la carte de l'apaisement, face aux attaques dont il a fait l'objet.

L'unité nationale (enfin) en marche ? Après avoir été au cœur d'une tourmente pour sa réaction jugée tardive à l'agression antisémite dont Alain Finkielkraut a fait l'objet, Jean-Luc Mélenchon a tenu à mettre les choses au clair, lors d'une conférence de presse donnée quelques heures avant le grand rassemblement qui se déroulera Place de la République à Paris en présence de nombreuses personnalités politiques. 


Le chef de file du parti de la France Insoumise a indiqué que son parti était engagé dans la lutte contre l'antisémitisme et plus largement, le racisme. "C'est une lutte fondamentale de l'humanisme pour lequel nous sommes engagés", a-t-il déclaré d'une voix blanche, ce mardi. "Ce soir, les insoumis participeront partout en France aux rassemblements contre l'antisémitisme. Il y aura à Paris une délégation du groupe parlementaire", a certifié le patron des Insoumis. 

"L'événement survenu autour de M. Finkielkraut doit être condamné", a-t-il déclaré. "Il est important de dénoncer toute instrumentalisation politique et politicienne de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Nous avons le sentiment d'être en plein dedans et c'est dangereux." Le député de Marseille a ensuite martelé que "la France n'est pas un pays raciste. Non la France n'est pas un pays antisémite (...)". 


Il a ensuite renouvelé son soutien au mouvement des Gilets jaunes. "Non le mouvement des Gilets jaunes ne mérite pas d'être assimilé aux actes détestables. Non il n'est pas raciste ni antisémite. Il n'est pas homophobe (...) Je répète notre parfaite solidarité avec ce mouvement", a encore indiqué Jean-Luc Mélenchon. 

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Accusations d'antisémitisme : la réponse de Jean-Luc Mélenchon

La France Insoumise accusée d'ambiguïté face à l'antisémitisme

Depuis l'agression violente d'Alain Finkielkraut en plein défilé des Gilets jaunes, la France est au cœur d'un tourbillon médiatique et politique. Sur son compte Twitter, Jean-Luc Mélenchon avait dit, dimanche : "Conscient de l'instrumentalisation de l'antisémitisme, je crois aussi qu'il ne faut jamais laisser passer le racisme. Autour de Finkielkraut, il y avait aussi des Gilets Jaunes qui voulaient le défendre et s'opposer à l'attaque. Je suis avec eux". 

Des propos vivement critiqués. Tandis que le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation, Gabriel Attal, a évoqué "une ambiguïté malsaine", la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a, elle, estimé sur LCI que Jean-Luc Mélenchon est "un naufrage". 

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Agnès Buzyn sur LCI : "Franchement, je pense que c'est un naufrage Jean-Luc Mélenchon"

De quoi susciter l'ire de Jean-Luc Mélenchon en retour. "Agnès Buzyn, au nom du gouvernement contre la France Insoumise, montre que pour les macronistes la lutte contre l'antisémitisme n'est pas sincère. Juste un prétexte politicien pour régler des comptes", a-t-il dénoncé lundi. 


La Licra a pour sa part visé les propos de Thomas Guénolé, coresponsable de l’École de formation de LFI, les comparant avec ceux de la "presse d'extrême droite en 1936". Le politologue insoumis avait tweeté, dimanche : "Cela fait des années qu'Alain Finkielkraut répand la haine en France. Contre les jeunes de banlieue. Contre les musulmans. Contre l’Éducation nationale, etc. L'insulter, comme insulter quiconque, est condamnable. Mais le plaindre, certainement pas." 


"Ils ne l’ont pas insulté en le traitant de réactionnaire mais comme juif. Ça ne fait jamais tilt ? Relativiser c’est déjà accepter ! #çasuffit", avait rétorqué Olivier Faure, premier secrétaire du PS, à l'initiative du rassemblement parisien.

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

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