VIDEO - "Ces intimidations, je ne peux pas les accepter" : Roxana Maracineanu chahutée par des supporters et exfiltrée du stade du Red Star

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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

HOSTILITÉ - La ministre des Sports, venue assister à un match de national entre le Red Star et l'US Quevilly à Saint-Ouen vendredi soir, a été prise à partie par des supporteurs hostiles au gouvernement et a dû être exfiltrée du stade Bauer. Le club francilien a promis des sanctions, face à ce que la ministre qualifie d'"intimidations" inacceptables.

La tension est partout entre le gouvernement et ses opposants, en pleine réforme des retraites. Ce vendredi soir, la ministre des Sports Roxana Maracineanu en a fait l'amère expérience. Elle a été prise à partie par des supporteurs de football, alors qu'elle assistait à une rencontre du championnat de National entre le Red Star et l'US Quevilly. 

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A la mi-temps, un attroupement s'est formé autour de l'ancienne nageuse, qui discutait avec un supporteur dans les travées du stade. "Il y a eu un effet de troupe, ça s'est un peu envenimé, en mode 'Macron, démission' et la police a pris la responsabilité de l'exfiltrer du stade" a précisé son entourage à l'AFP.

"Tout le monde déteste la ministre"

Dans la vidéo ci-dessus, on voit Roxana Maracineanu chahutée par un groupe de supporteurs présents de l'autre côté de la grille d'enceinte. On peut notamment les entendre crier à son encontre : "Casse-toi la ministre", "Y a personne qui défend Macron ici, prends ta voiture et va-t'en", "eh casse-toi Roxana-là, casse-toi", ou encore chanter "Tout le monde déteste la ministre". Alors qu'elle essaye dans un premier temps d'entamer la discussion et d'apaiser les choses en s'approchant d'eux pour discuter, la ministre finit finalement par regagner sa voiture sous quelques jets d'eau.

Auprès de TF1, la ministre est revenue sur ces événements. "Ils m’ont dit que certains étaient en grève, que là ils étaient chez eux, et qu’il ne fallait pas venir chez eux. Ca devenait un peu violent. J’ai commencé à discuter avec eux et puis en fait j’ai vu qu’ils voulaient en arriver à autre chose. Je comprends cette colère, mais certaines manières de l’exprimer et ces intimidations que j’ai reçues hier je ne peux pas les accepter", a-t-elle déclaré.

La ministre a précisé auprès de l'AFP avoir été au stade avec son mari et des amis, et payé sa place (12 euros). Elle indique avoir passé la première période avec le président du club et le maire de Saint-Ouen dans les loges. L'incident a eu lieu alors qu'elle s'apprêtait à suivre la seconde période avec ses proches dans les tribunes. "Je voulais profiter de ma présence au stade pour discuter avec le président et le maire du projet de rénovation du stade, parce que le Red Star qui est à quatre points du leader est en position de monter en Ligue 2. Dans ce cas, il faudra mettre le stade aux normes."

"Je trouve dommage d'en arriver là. Personne n'a le monopole du social. En tant que ministre des Sports, je me sens autant qu'eux (les personnes qui l'ont chahutée, ndlr) à ma place dans une enceinte sportive."

Le Red Star promet des sanctions

Ce samedi, le Red Star a promis des sanctions envers les supporters. "Nous prendrons les décisions justes mais fermes qui s'imposent vis-à-vis des fauteurs de troubles, et invitons les responsables des groupes de supporters à venir s'expliquer tant sur le fond que sur la forme de cet incident inacceptable" a déclaré le président du club Patrice Haddad. "Si les opinions sont libres, je ne saurais tolérer de tels débordements physiques et politiques, qui sont contraires aux valeurs que le club a toujours véhiculées et inculquées jusqu'aux plus jeunes de ses licenciés : le respect et la tolérance."

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