Retraites, crise sanitaire, remaniement... Ce qu'Emmanuel Macron déclare à la presse régionale

Retraites, crise sanitaire, remaniement... Ce qu'Emmanuel Macron déclare à la presse régionale

ANNONCES - Emmanuel Macron a choisi de s'exprimer au sein de plusieurs titres de presse régionale dans une interview diffusée ce jeudi soir. Voici l'essentiel de cet entretien.

"Il faut dessiner un nouveau chemin". Dans un entretien que les quotidiens régionaux publieront vendredi matin, Emmanuel Macron reconnaît que la crise du coronavirus l'a "changé" et souhaite une "réinvention d'objectifs et une méthode pour la reconstruction du pays" après cette épreuve sanitaire, désormais devenue économique. 

Réforme des retraites, remaniement et sort d'Edouard Philippe... Le chef de l'Etat revient sur plusieurs sujets dans cet entretien.  En voici l'essentiel.

Retraites : la réforme toujours d'actualité, mais "transformée"

"La réforme des retraites est-elle à mettre à la poubelle ? Non. Ce serait une erreur." Le message que veut faire passer Emmanuel Macron est clair : il n'a pas renoncé à la réforme des retraites, stoppée en plein vol par l'épidémie de Covid-19. 

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"Il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites", martèle le Président. S'il n'avance pas de calendrier précis, Emmanuel Macron se dit "ouvert à ce qu’elle soit transformée". "Je demanderai au gouvernement de réengager une concertation avec les partenaires sociaux, en profondeur. (...) Elle ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de la crise." 

Incertitude sur l'avenir du Premier ministre

Emmanuel Macron se félicite du travail accompli par Edouard Philippe. "Depuis trois ans à mes côtés, il mène avec les gouvernements successifs un travail remarquable et nous avons conduit des réformes importantes. (...) Nous avons une relation de confiance". Toutefois, alors que le remaniement est imminent, le chef de l'Etat entretient toujours le flou sur l'avenir du maire du Havre à Matignon. "J’aurai à faire des choix pour conduire le nouveau chemin. Ce sont de nouveaux objectifs d’indépendance, de reconstruction, de réconciliation et de nouvelles méthodes à mettre en œuvre. Derrière, il y aura une nouvelle équipe." Ainsi, il ne confirme, ni infirme un changement de Premier ministre. 

Pas de hausse d'impôts ni de taxe carbone

Emmanuel Macron s'engage dans cet entretien à ce que le pays ne connaisse aucune nouvelle hausse d'impôt. "Ce serait une erreur profonde parce que nous sommes un des pays les plus fiscalisés du monde", estime-t-il. Un renoncement qui concerne également la fiscalité verte puisque le projet de taxe carbone - à l'origine du mouvement des Gilets Jaunes en novembre 2018 - semble renvoyé aux calendes grecques. "Je pense que sur les deux ans qui viennent, nous n’arriverons pas à remettre une taxe carbone. (...) Ce n'est pas la priorité du moment." Si le Président considère toujours cette idée comme "pertinente", il milite désormais pour son application à l'échelle européenne. 

Prudence sur la sortie de crise sanitaire

Avec le coronavirus, Emmanuel Macron reconnaît que la France a traversé des heures difficiles. Si d'après lui, le pays est sorti de la phase "la plus aiguë" de l'épidémie, il reste prudent et considère que "nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire". "J’ai demandé au gouvernement de préparer une campagne de prévention durant l’été." Il n'exclut pas non plus un reconfinement, même si "l'objectif est de tout faire pour l'éviter". 

Deux années pour transformer le pays

"J’ai beaucoup d’ambitions pour notre pays et j’ai parfois donné le sentiment de vouloir faire les réformes contre les gens". Des regrets qui n'entraîneront aucun ralentissement dans la poursuite des réformes, deux ans avant la fin de son quinquennat. "Je crois que le cap sur lequel je me suis engagé en 2017 reste vrai. Mais il ne peut pas non plus faire fi des bouleversements internationaux et de la crise économique dans laquelle nous sommes entrés. (...) Il nous faut donc dessiner un nouveau chemin." Emmanuel Macron dit se concentrer sur le Ségur de la Santé et le chômage des plus jeunes. 

De nouvelles promesses pour le système de soins

"Notre système de santé est un bien commun que nous devons préserver". Le Président dit attacher une grande importance à la refonte du système hospitalier. Il rappelle que "le gouvernement a mis plusieurs milliards sur la table" et réaffirme son engagement sur la revalorisation des salaires. "Nous augmenterons de plusieurs centaines d’euros les rémunérations à coup sûr". "J’ai acquis la conviction que l’hôpital avait été fragilisé par des années de gestion budgétaire trop court-termiste", explique-t-il. 

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