VIDÉO - Thierry Solère reprend le vocable d'En marche et de la France insoumise pour charger ses ex-camarades Républicains

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INTERVIEW – Lucide sur les "deux lignes" qui s’opposent actuellement au sein des Républicains, Thierry Solère a estimé ce mardi sur LCI que seuls les adhérents du parti sont à même de statuer sur son sort et celui des autres personnalités de droite proches de la majorité. "Cette direction transitoire n’a aucune légitimité pour exclure des gens", juge le député des Hauts-de-Seine, qui pourrait justement être exclu ce soir lors du bureau politique.

Ambiance. À quelques heures d’un bureau politique censé statuer sur le sort de plusieurs figures des Républicains dits "Macron-compatibles", la fracture semble plus que jamais béante dans le principal parti de droite. Invité de LCI ce mardi matin, Thierry Solère, initiateur du groupe parlementaire des Constructifs LR-UDI prêts à travailler avec la majorité, a ainsi jugé qu’il y avait bel et bien deux lignes au sein des Républicains. 


"Il y a celle qui se développe de plus en plus au bureau politique : une ligne identitaire qui se durcit ; ce n’est pas ça l’UMP, Les Républicains. Et il y a celle des Constructifs", a estimé le député des Hauts-de-Seine, qui n’assistera pas à la réunion prévue en fin de journée dans le QG parisien de la droite -et pendant laquelle il pourrait être exclu de la formation.


Sur ce point, l’élu de Boulogne-Billancourt a souligné que seuls les adhérents du parti sont à même de trancher sur le sort des Constructifs et des personnalités de droite entrées au gouvernement. "Cette direction transitoire n’a aucune légitimité pour exclure des gens (…) Si nous devions être exclus, ce serait illégal et nous présenterons un recours." 

"J'ai l'impression qu'ils parlent en ancien franc"

Selon Thierry Solère, les défaites de la droite à l’élection présidentielle et aux législatives sont à mettre autant sur le compte des affaires du candidat LR que de l’attitude ces tenants d’une ligne dure et droitière. "Si on cherche des coupables, il faut les chercher du côté de ceux qui ont dit à François Fillon début mars de continuer (…) alors que lui-même avait pris l’engagement, les yeux dans les yeux devant les Français, d’arrêter sa campagne en cas de mise en examen." 

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Pour Thierry Solère, les défaites de la droite sont à mettre sur le compte de l’obstination de certains Républcains

"C’est ceux-là, les mêmes, qui aujourd’hui viennent juger la position qui est la nôtre, c’est-à-dire d’être des hommes de droite, des hommes pro-Européens, des hommes qui préfèrent le redressement national aux postures politiciennes, avec des mots atroces (…) Ils sont un peu dans le vieux monde", charge-t-il, reprenant pour l'occasion un vocable propre aux membres de la République en marche... et de la France insoumise. "Quand je les écoute parfois à la télévision, j’ai l’impression qu’ils parlent en ancien franc." Fermez le ban.

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