VIDÉO - Suffit-il vraiment de "traverser la rue" pour trouver du travail ? LCI a pris au mot Emmanuel Macron et a tenté l'expérience

Politique

J'AI TESTE POUR VOUS - ... chercher du travail en traversant la rue. Samedi, Emmanuel Macron assurait à un jeune horticulteur à la recherche d'un emploi, sans succès, qu'il est aisé de trouver du travail dans les cafés et restaurants de Montparnasse à Paris. Nous sommes allés dans le quartier mentionné par le chef de l'Etat pour vérifier si les patrons embauchaient réellement.

Emmanuel Macron l'assure, il suffit de "traverser la rue" pour trouver du travail dans le secteur de l'hôtellerie et la restauration. Répondant à un jeune horticulteur rencontré lors des Journées du patrimoine à l'Elysée ce samedi, qui se plaignait de ne pas recevoir de réponse des recruteurs, le président de la République l'a invité à se rendre dans le quartier Montparnasse à Paris, où les commerces de bouche pullulent. "Vous faites une rue avec tous les cafés et les restaurants, franchement, je suis sûr qu'il y en a un sur deux qui recrute en ce moment", assurait Emmanuel Macron. Alors LCI est allé vérifier si les patrons embauchent réellement aussi facilement.

Notre journaliste Stéphanie Roque s'est rendue dans le quartier de Montparnasse pour tenter sa chance, comme aurait pu le faire une jeune femme tout juste arrivée à Paris et qui cherche du travail dans le secteur de la restauration sans aucune expérience. Sa recherche commence mal. Les deux premiers gérants de restaurants approchés expliquent ne pas recruter. Notre reporter a plus de chance lorsqu'elle passe les portes d'un troisième établissement. "On recherche tout le temps", lui assure le gérant. Mais son enthousiasme se dissipe aussitôt que notre journaliste lui précise n'avoir aucune expérience dans le secteur. "Ça ne va pas être possible, finit-il par se rétracter. C'est vraiment un métier complexe." 

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Macron à un jeune sans emploi : "Vous faites une rue en sortant (...) Je suis sûr qu'un sur deux recrute"

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Mais la persévérance de Stéphanie Roque a fini par payer : un restaurant-bar qui fait l'angle de la rue de la Gaîté lui demande d'envoyer son CV par email, malgré l'absence d'expérience. Mieux encore, une crêperie bretonne lui propose de faire un essai le lendemain à 18 heures. Bilan des courses ? Sur dix établissements, l'un a une équipe au complet, trois sont prêts à embaucher rapidement et un autre à prendre quelqu'un à l'essai.

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