VIDÉO - Thierry Solère regrette - et minimise - de s'être accroché à la questure de l'Assemblée

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MEA CULPA - Le député des Hauts-de-Seine, rallié à LREM, a conclu vendredi 1er décembre sur LCI une semaine de mini-polémique au sujet de son poste de questeur de l'Assemblée. Il l'avait d'abord refusé de le quitter, avant d'y renoncer sous la pression de ses adversaires et de ses alliés politiques.

Après quelques jours de - légers - tourments, Thierry Solère est revenu sur la petite histoire qui a passionné le cénacle politico-médiatique cette semaine, à savoir : son maintien ou non au poste de questeur de l'Assemblée nationale. D'abord convaincu de pouvoir y rester en dépit de son ralliement à La République en marche, le député de Boulogne - désormais passé de l'opposition, en tant que membre du très Macron-compatible groupe Les Républicains des "Constructifs", à la majorité - l'ancien grand ordonnateur de la primaire de la droite et du centre avait fini par y renoncer.

"J'ai fait une erreur"

La tradition voulant que, des trois postes de questeurs, deux échoient à la majorité et le troisième à l'opposition, un échantillon représentatif de la classe politique avait clamé, dès l'annonce du ralliement, dimanche 26 novembre, la nécessité qu'il renonce. Des Républicains au PS jusqu'à Richard Ferrand et au président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, chacun avait mis du sien pour que Thierry Solère renonce à ce poste fort avantageux, en indemnités supplémentaires comme en nature. 

Ce ne fut pas chose facile, Thierry Solère estimant, dans un premier temps, qu'il n'avait "aucune raison de démissionner". Et finalement, la pression collective eut raison de son entêtement. L'intéressé, finalement, a reconnu avoir "fait une erreur", vendredi 1er décembre sur LCI : "J'ai sous-estimé la nécessité de l'immédiateté de la pluralité au sein du bureau de l'Assemblée nationale". 

"Légalement, j'avais raison"

Et l'élu d'aussitôt minimiser ses premières réticences. D'abord en insistant sur le fait que c'est le fonctionnement coutumier de l'Assemblée nationale qui lui demandait d'abandonner son poste et non pas un règlement en bonne et due forme, impliquant de remettre en jeu le poste de questeur chaque année : "Légalement, j'avais raison. Mais politiquement, j'avais tort." 


Ensuite, en rebondissant sur le changement que la recomposition politique a amené au sein même de l'Assemblée nationale : "On a une tradition, depuis 40, c'est le bipartisianisme, avec le PS et l'UMP". Une habitude aujourd'hui effondrée, avec une opposition protéiforme (Républicains, France insoumise et Nouvelle gauche) qui a conduit justement à ce qu'il ne se sente plus tellement de respecter cette tradition.


Et enfin, en rappelant qu'après tout, "pesonne ne savait, parmi ceux qui nous écoutent, ce qu'est qu'un questeur de l'Assemblée nationale". "De la vieille politique ?", lui demande Roselyne Bachelot : "C'est un peu ça aussi, ouais. Mais ça n'a pas une importance considérable, c'est pour ça que je ne veux pas caricaturer le débat politique sur un débat hypersecondaire", a conclu Solère.

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