VIDEO - "Toujours à l’écoute" ou "Coup de com'" ? Les images d'Emmanuel Macron en maraude font réagir

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SUR LES RÉSEAUX - Des photos d'Emmanuel Macron en maraude avec le Samu social de Paris ont été publiées sur Instagram par la photographe officielle de l'Elysée. Depuis, les réactions s'accumulent. Symbole d'un Président simple, au contact des gens démunis, ou opération de communication : les partisans des deux théories s'affrontent.

Emmanuel Macron, loin des dorures de l'Elysée, accroupi devant la tente d'un sans-abris dans Paris, la nuit. La photo est faite pour marquer. Elle a été prise, avec plusieurs autres clichés, par la photographe officielle du Président de la République. La presse n'était pas conviée le 18 février, alors qu'Emmanuel Macron et Julien Denormandie, ministre du Logement, se sont greffés à des équipes du Samu social pour aller à la rencontre des SDF. Une "opération discrète" pour les uns, un "coup de com" pour les autres. 

Aucun communiqué officiel n'a mentionné l’événement, les photos ont seulement parues sur le compte Instagram de la photographe, Soazig de la Moissonnière, cinq jours plus tard. Après avoir posté un cliché en noir et blanc, elle en a ajouté plusieurs autres en "story" sur le réseau social, dans le cadre d'une revue de la semaine du Président. Son compte étant suivi par de nombreux adhérents LaREM, les photos ont rapidement envahi les réseaux sociaux. 

Les soutiens d'Emmanuel Macron disent admirer "sa simplicité" et "sa bienveillance" envers les plus démunis, loin des micros et des caméras. Ils partagent les photos comme preuves d'un chef de l'Etat "toujours à l'écoute" et loin de l'image de Président des riches qui le poursuit. 

A l'inverse, plusieurs élus et internautes s'indignent face à ces images, considérant qu'Emmanuel Macron fait preuve d'hypocrisie avec cette "opération de communication déguisée" de l'Elysée, "indécente" et "sur le dos des SDF". Il lui est reproché son manque de cohérence, sachant que le gouvernement a signé un plan d'économie de 57 millions d'euros sur les Centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) en mars 2018. Une décision à l'époque très regrettée par la Fédération des acteurs de la solidarité, qui avait cosigné une lettre ouverte au Premier ministre avec la Croix-Rouge française, les associations Aurore, Emmaüs ou encore l'Armée du Salut.

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