Violences à Dijon : "Notre réponse sera extrêmement ferme", promet Laurent Nuñez

Violences à Dijon : "Notre réponse sera extrêmement ferme", promet Laurent Nuñez
Politique

SÉCURITÉ – Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur s'est rendu ce mardi à Dijon, théâtre de violences sans précédents depuis vendredi 12 juin. Des actes qu'il juge "intolérables".

Des voitures qui brûlent, des armes, des gens qui hurlent et qui courent dans les rues. Depuis vendredi, la ville de Dijon en Côte-d'Or connaît une situation inédite. Une escalade de la violences entre Tchétchènes et communauté maghrébine qui s'est interrompue lundi soir après l'arrivée en nombre - et tardive selon certains - des forces de l'ordre dans la commune. 

"Ces événements sont probablement liés à l'agression d'une jeune personne il y a quelques jours. On a eu des actes de représailles dirigés contre des habitants des Grésilles à Dijon. Une enquête judiciaire a été ouverte et il faut rester évidemment extrêmement prudent sur les causes de ces actions. Des investigations sont en cours et je serai, vous le comprendrez, prudent sur les motifs", a déclaré le secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, présent à Dijon ce mardi, avant de promettre peu après dans son allocution des réponses "fermes" contre les auteurs de ces actes.

"Ces faits sont absolument intolérables"

Peu prolixe sur les raisons de ces violences, le secrétaire d'Etat n'a cependant pas mâché ses mots pour les qualifier. "Ces faits sont absolument intolérables. Ils sont très graves", a-t-il insisté. "C'était normal que je sois ici à Dijon, et ne suis évidemment en lien avec le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, pour témoigner mon soutien à la population locale et aux élus locaux que j'ai rencontrés. La population dijonnaise a droit à la tranquillité, à la sécurité et à la sérénité." 

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Rappelant qu'"en France la justice est rendue par l'Etat" et que "personne ne peut se faire justice par lui-même", le secrétaire d'Etat a par ailleurs salué le "courage des forces de sécurité intérieure qui ont fait face à ces événements avec beaucoup de détermination". "Je suis très fier de l'action qu'elles ont menées pendant ces quatre jours où elles ont fait face à des violences qu'elles ont contenues (…) Il est important de le souligner parce qu'à une époque où on pratique l'amalgame, où l'on parle d'une police raciste, d'une police violente, ils ont rappelé ici qu'ils étaient les garants, les tenants de notre ordre républicain comme l'a rappelé le président de la République." 

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Le secrétaire d'Etat a répondu également aux critiques selon lesquelles les forces de l'ordre auraient attendu trop longtemps avant d'intervenir. Il a ainsi affirmé qu'elles étaient "présentes sur place dès vendredi pour contenir les violences" et qu'elles étaient "intervenues" dès le 12 juin.

Dispositif de sécurité renforcé

Laurent Nuñez, qui a rencontré ce mardi notamment le préfet de région et le procureur de la République, a par ailleurs annoncé avoir décidé de renforcer le dispositif en place sur le terrain. "Ce soir, il y aura à Dijon deux unités de forces mobiles qui seront présentes sur le terrain. Cela veut dire près de 150 fonctionnaires ou militaires de la gendarmerie plus les effectifs locaux qui seront présents pour assurer la sécurisation."

En plus de ces effectifs qui seront "présents autant de fois qu'il le faudra", le secrétaire d'Etat a promis des sanctions sévères à l'encontre des auteurs de ces violences. "Je veux passer un message très clair aux voyous que nous avons vus exhiber des armes, aux individus qui sont venus commettre ici des violences à Dijon. Notre réponse sera extrêmement ferme."

La police judiciaire, la sûreté départementale de la sécurité publique de Dijon et la police nationale sont chargées des investigations. "Je ne doute pas que ces investigations permettront de confondre un certain nombre d'auteurs de ces actes, auteurs qui seront forcément poursuivis et sévèrement punis à hauteur des actes graves qui ont été commis ici."

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Armes réelles ou factices ?

Interrogé au sujet des nombreuses armes que l'on voit sur plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le secrétaire d'Etat a déclaré : "Des investigations sont en cours mais nous n'avons aucune raison de penser qu'elles sont factices. Pour partie, c'était des armes réelles, en tout cas, c'est ce que m'ont dit les policiers."

Laurent Nuñez a rappelé le trafic d'armes était souvent "lié au trafic de stupéfiants". Il a conclu en affirmant que les contrôles contre ces deux trafics allaient "se poursuivre et s'intensifier ici à Dijon".

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