VIDÉO - Violences contre les élus : les présidents de groupes font corps et entrent avec Richard Ferrand dans l'hémicycle

Politique

ASSEMBLÉE NATIONALE - Pour dénoncer les violences commises ces dernières semaines à l'encontre des élus et afficher leur unité, tous les présidents de groupes sans exception ont affiché leur unité et pénétré ensemble dans l'hémicycle ce mardi après-midi.

L'image est rare. Ce mardi, tous les présidents de groupes parlementaires ont fait leur entrée côte-à-côte dans l'hémicycle. Gilles Le Gendre (LaREM), Christian Jacob (LR), Patrick Mignola (Modem et apparentés), Jean-Christophe Lagarde (UDI, Agir et Indépendants), Valérie Rabault (socialistes et apparentés), Jean-Luc Mélenchon (LFI), André Chassaigne (GDR) et Philippe Vigier (LT) ont accompagné le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand dans son parcours jusqu'au perchoir. 

Là, le successeur de François de Rugy a reçu la standing ovation de l'Assemblée nationale, avant de prononcer un court discours. "Pour témoigner symboliquement de notre unité, l’ensemble des présidents des groupes parlementaires m’a accompagné pour ouvrir notre séance. Réunis ce matin, (nous avons) condamné unanimement et avec la plus grande fermeté les actes de violence, d’intimidation et de dégradations commises à l’encontre des représentants de la nation. Ces actes inacceptables portent atteinte à la République et à la démocratie, tout comme les actes de racisme et d’antisémitisme, radicalement contraires aux valeurs de la République, que nous ne tolérerons jamais", a affirmé le président de l'Assemblée.

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Violences contre les élus : "Pour témoigner de notre unité, l’ensemble des présidents des groupes parlementaires m’a accompagné pour ouvrir notre séance" dit Ferrand

Vendredi dernier, Richard Ferrand avait dénoncé une tentative d'incendie "volontaire" à son domicile privé à Motreff, dans le Finistère. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie nationale. Plus de 80 "dégradations, exactions" visant des permanences parlementaires ou des domiciles ont été recensées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, a indiqué le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez.

Le peuple français n'accepte pas cette mise en cause de la République et de la démocratie."- Edouard Philippe

Toujours ce mardi dans l'hémicycle, le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé aux parlementaires et à Richard Ferrand qu'ils bénéficiaient du soutien de la Nation. "Le peuple français n'accepte pas cette mise en cause de la République et de la démocratie. Alors, certes, ceux qui s’expriment soit en hurlant soit sournoisement la nuit en dessinant tel ou tel graphe, sont peut-être plus audibles ou plus visibles que le peuple français dans son ensemble. Mais ma conviction, monsieur le président, c’est que le peuple français n’accepte pas cette façon d’envisager notre République, notre pays, notre histoire, notre vie en commun", a lancé le Premier ministre.

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