VIDÉO - Violences policières : échange houleux entre Christophe Castaner et Loïc Prud'homme, le député LFI "matraqué" samedi

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VIOLENCES POLICIÈRES - Interpellé à l'Assemblée nationale par Loïc Prud'homme, ce mardi 5 mars, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a donné sa version des faits, concernant les violences subies par le député LFI de Gironde.

La scène s'est déroulée à Bordeaux, lors de la dernière manifestation en date des Gilets jaunes. Le député La France Insoumise Loïc Prud'homme, qui affirme avoir été "matraqué" par les forces de l'ordre alors qu'il montrait sa carte de député, ne compte pas en rester là. Et a interpellé le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, ce mardi 5 mars à l'Assemblée nationale, décrivant un incident "révélateur de la dérive autoritaire du gouvernement".

La réponse du membre du gouvernement ne s'est pas fait attendre. Si le ministre a commencé par indiquer son "émotion" à la vue de "la blessure" que le député "a pu montrer sur les réseaux sociaux", passées les amabilités, Castaner a finalement choisi l'offensive : "Il faudrait revenir sur les faits tels que vous les évoquez mais tels qu’ils me sont aussi rapportés (...) et qu’ils ont été filmés par la police." Annonçant qu'une plainte avait été déposée, Christophe Castaner a estimé que "cela permettrait à toutes celles et ceux qui ont été mis en cause de fournir l’ensemble des images, et de voir aussi une réalité un peu différente de celle que vous évoquez".

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"Pas la place d'un député"

La version des faits telle qu'elle a été rapportée au ministre de l'Intérieur, la voici : "Samedi dernier, à Bordeaux, comme cela se produit depuis de trop nombreuses semaines, à la fin de la manifestation, celle-ci a été émaillée de nombreux incidents : des dégradations, des bris de vitres, des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre ou des jets d’excréments. Et comme leur avait demandé le préfet de Gironde sous mon autorité que j’assume pleinement, les forces de l’ordre ont organisé la dispersion de la manifestation de la manière la plus rapide possible, afin d’éviter que les violences constatées au fil des semaines écoulées se reproduisent et notamment en interdisant la manifestation dans la rue où vous vous trouviez, monsieur le député, non pas ceint d’une écharpe bleu blanc rouge mais d’un gilet jaune."

Christophe Castaner détaille ensuite : "Par deux fois vous êtes revenu vers les forces de sécurité et vous avez eu l’occasion d’exhiber votre carte de député. D’ailleurs, celle-ci n’a pas été reconnue et vous devez vous en souvenir puisqu’un policier vous a répondu 'moi aussi je suis flic'. Et sur ces bases, il y a eu une confrontation physique que je regrette." 

Et le ministre d'ajouter : "Nous devons toute la transparence à la représentation nationale et à nos concitoyens. Et très clairement il me semble que ce n’est pas la place d’un député d’être dans un lieu interdit pour une manifestation et que ce n’est pas l’attitude d’un député que de se retourner, de provoquer, de baisser le bouclier de protection des forces de l’ordre. Un échange avec nos hommes devrait nous permettre d’avancer dans la bonne direction."

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